Le blog du projet Globe Note

Cocorico!

Cocorico !
Il y a de cela 220 ans, nos illustres ancêtres conquéraient la Bastille, faisant de la France le pays des Droits de l’Homme. Et depuis ce fameux 14 Juillet toutes les fanfares de France acceptent de joindre leurs cuivres à la commémoration de ce fait d’armes. « Toutes les fanfares ? » me direz-vous ? Et bien Oui ! Même Globe Note a répondu à l’appel du coq en cette année 2009.
Mais puisque qu’ils sont désormais coutumiers des scénarios décalés, ils ne sont pas allés jouer à côté de la mairie de Trifouillis-les-Oies. Loin de moi l’idée de mésestimer l’engagement patriotique des fanfares municipales (j’ai personnellement grandi dans l’une d’entre-elles) mais Globe Note a son standing à respecter! 
  Le cadre de rêve ?

Mais comment sont-ils arrivés dans les jardins de la résidence de l’ambassadrice ? Quand on est une fanfare française, en vadrouille au Kenya, en plein mois de Juillet, on se demande où on peut bien jouer alors que les autorités interdisent tous types de manifestations dans les rues sous peine d’emprisonnement manu militari. Heureusement les Globe Note ont parmi eux un membre qui a vécu à l’étranger (Merci Quentin !). Il s’est souvenu que le 14 Juillet la mère-patrie accueille ses enfants pour les gaver de champagne, de charcuterie et de fromage dans les locaux de l’ambassade.
De là il n’y avait qu’un pas à franchir, c'est-à-dire envoyer un mail à l’ambassade pour leur proposer les services d’une fanfare française miraculeusement perdue au Kenya lors du 14 Juillet. La réponse, positive, de l’ambassade a ravi tous les fanfarons, alors encore en Inde.
Après quelques semaines d’attente et quelques détails logistiques rapidement réglés, Globe Note a atterri dans les jardins de la résidence de l’ambassadrice. En effet l’ambassade se situant au 9ème étage du Barclay’s Plaza à Nairobi, elle se prête assez mal aux réceptions. La résidence par contre…
  Auraient-ils choisi un costume de scène ?


Après avoir allègrement pillé le bar et le buffet (dans la limite du raisonnable) Globe Note a animé la réception jusqu’au clou de son spectale, j’ai bien sûr nommé notre bel hymne national pas-belliqueux-du-tout : La Marseillaise.
Répété uniquement le matin même (ils peuvent l’avouer maintenant !), la composition de Rouget de Lisle a ouvert, une fois encore, le discours d’un dignitaire de la République Française. Et sachez que la larme patriotique a coulé au coin de l’œil de chacun des citoyens présents et ce n’était (presque) pas à cause des fausses notes.

 En bas à gauche, Mme Elisabeth BARBIER, Ambassadrice de France au Kenya

Globe Note a ensuite laissé la place à un groupe kenyan pour continuer à « s’occuper du buffet ». Après avoir administré un vigoureux rappel à base de vin rouge et de fromage à leurs estomacs, ils ont joué à nouveau  face à un public plus restreint d’admirateurs fraichement créés.
Cette journée restera gravée à jamais dans nos mémoires. Mais si vous pouvez en voir quelques photos, il faut avant tout remercier l’ambassade de nous les avoir gracieusement fournies, car moi, Boris l’Inutile, avais oublié mon appareil photo pour l’occasion. Pour ma défense, je dirais que la vision d’un plateau de charcuterie a occulté une bonne partie de mes fonctions cognitives superieures à la veille du 14 Juillet.


Et puisque j’ai commencé avec les remerciements autant les terminer. Car voyez-vous l’ambassade a même réuni quelques fonds pour nous aider financièrement alors que Globe Note ne demandait qu’un modeste accès au buffet et le plaisir de jouer pour l’occasion.
Toute la fanfare Globe Note remercie donc tout le personnel de l’ambassade, et plus particulièrement Mme BARBIER, Lorys et Maud ; pour l’aide qu’ils nous ont fourni ainsi que pour l’aide qu’ils nous fournissent encore !


La suite de ce message s’adresse à toutes les ambassades de France à l’étranger, si vous avez besoin d’une fanfare habituée à l’itinérance pour animer votre 14 Juillet, sachez que l’ambassade de France au Kenya en recommande une chaudement…

A vos cocardes et bonnets phrygiens!

Boris, qui songe à postuler à la Musique de la Garde Républicaine.

Safari photo

Chers amoureux de la nature,

 

                Le 7 juillet dernier, nous avons eu la chance de visiter la réserve naturelle du « Masaï Mara », l’une des destinations de safari les plus prisées, avec une concentration animale impressionnante. A bord de notre rustique « matatu » (mini-bus) Manchester United, et en compagnie d’un responsable de l’orphelinat Happy Home, nous avons parcouru la savane kenyane le temps d’une journée. Sans plus attendre, je vous propose une succession de photos qui témoignera parfaitement de notre extraordinaire visite. Observez, vous ne serez pas déçus…



La savane au crépuscule


Une nuit en camping… à notre façon !


Deux phacochères en plein combat… c’est l’heure des paris !


Au premier plan, un Springbok (ou gazelle de Thomson)


Un troupeau d’impalas


Le léopard, un animal très discret


Un troupeau de zèbres


Une hyène, animal très intrigant


Une lionne aux aguets


Impressionnant : les animaux passent à quelques mètres de nous !


Un troupeau de buffles


Des Damalisques


Une femelle rhinocéros (pas feroce) suivie de son petit


Les gnous en pleine migration : nous en avons vu des centaines de milliers !


Le roi des animaux, magnifique !


Une girafe…


Et bien sûr les éléphants !


Sans oublier les hippos


Au Masaï Mara, il y aussi de superbes oiseaux !


Et des lézards….


Une autruche pour terminer


Antoine pour Globe Note Safari

Globe Note à Happy Home Orphanage (Kenya)

Après un voyage quelque peu harassant (bus à rangées de 5 personnes, avec personnes supplementaires et sacs de patates en prime), nous arrivons a Happy Home Orphanage à Stellah, près de Migori dans la région du lac Victoria.
Ababu le directeur de la structure et deux volontaires (l'un tchèque, l'autre vénézuélienne) nous accueillent, ainsi que les 32 enfants de l'orphelinat qui s'empressent pour nous aider à porter nos multiples paquets.

Comme prévu, ce que nous avions prévu n'était pas exactement ce qu'ils avaient prévu. D'ailleurs les responsables de l'orphelinat, jusqu'à notre descente du bus, pensaient recevoir 9 canadiens pour 3 mois...
Au lieu d'ateliers suivis sur 3 semaines avec les enfants de l'orphelinat, les chefs du district de Stellah, travaillant main dans la main avec les responsables de Happy Home, comptaient surtout sur nous pour des interventions plus ponctuelles dans les écoles du voisinage, qui se montrent très intéressées.
De plus, les enfants de l'orphelinat sont relativement occupés après les cours (devoirs scolaires, lessives, ...) ce qui ne nous laissait que peu de temps pour faire quelque chose en semaine avec eux : nous avons donc essayé de profiter de leur temps libre le week-end.

Ainsi, nous avons emmene les enfants un samedi decouvrir le Lac Victoria, a quelques kilometres (soit 3h de "matatu" = les combis de transports collectifs) de l'orphelinat. Tour en bateau, pique-nique, course apres d'hypothetiques singes, c'etait une journee sympathique pour tout le monde !

Sur la rive du Lac Victoria



Pendant les 3 semaines, nous avons visité 7 écoles en trois semaines, soit plus de 2000 enfants, et plusieurs écoles nous ont même reçues plusieurs fois.
Systématiquement, les rencontres avec les écoliers commençaient par de grands discours des responsables de l'école ("Let me take this opportunity...") puis des spectacles divers présentés par les enfants eux-mêmes : danses, percussions, déclamations, poêmes, ... Chaque école prépare ces spectacles en vue d'un concours annuel concernant toutes les écoles du pays. Ils étaient généralement impressionnants !

Tous les ecoliers, rassembles dans la cour de la Highlight School


Ensuite, en un peu plus d'une heure et demi, nous faisions faire un tour du monde musical aux écoliers, leur présentant nos instruments de musique et leurs familles, les invitant à danser (ce qu'ils faisaient généralement très volontiers) et surtout à nous rejoindre aux percussions (tambourins, triangles, claves, maracas) pendant les derniers morceaux.
Dans les écoles où nous sommes retournés une seconde fois,nous faisions alors tester nos instruments de musique a tous les enfants.


Ou est le Kenya sur cette carte ??

Orchestre de claves à Highlight School

Ce fut encore 3 semaines tres musicales pour Globe Note !

3ème enregistrement pour Globe Note

Chers lecteurs, Chères lectrices,

Se rapprochant toujours plus de son but inavoué – un enregistrement par continent – Globe Note vient d’effectuer une session studio de 4 jours à New Dehli, du 8 au 12 Juin. Un peu facile, me direz-vous, pour le continent asiatique puisque l’Incredible India peut représenter un continent à elle seule. Mais bon, nous nous en tiendrons aux cours de géo du collège puisque les Globe Note ont toujours été bons élèves.
Il convient de reprendre les choses dans l’ordre ! Car, pour cette fois, ils ont bien fait les choses. Loin de moi l’idée de prétendre que les deux grands frères ont été bâclés, je dirais plutôt qu’aucun d’eux n’a eu l’honneur d’avoir une semaine de répétition intensive consacrée à sa qualité musicale. Et pour être intensive, elle le fut ! 4h par jour, sans compter les heures de travail personnel.
J’ai pu le remarquer de nombreuses fois, les Globe Note ne sont pas des ascètes et la doctrine du renoncement côtoyée depuis l’arrivée en Asie, n’est pas vraiment dans leurs veines. Il fallut donc trouver un lieu loin de toutes les tentations et bassesses. Ils le dénichèrent dans la Parvati Valley, dans le petit village de Jari. On dit que Parvati, la femme de Shiva, y est restée pour méditer pendant 11 000 ans. Espérons pour eux qu’ils ont attiré sa protection par leurs douces mélopées.
La Parvati Valley (1700m d’altitude)

Globe Note s’est ensuite penché sur un instrument depuis trop longtemps oublié : le maître-o-nome. Instrument de torture de tous les apprenti-musiciens, il leur fut fort utile pour « se mettre en place » comme on dit dans le jargon.
 Après une longue réflexion, on décida de donner le métronome à la grosse caisse

Cette semaine, ensoleillée pour la plupart du temps, fut agrémentée d’un barbecue nocturne au bord de la rivière et autres soirées coinche-belote-tarot. L’alcool était banni pour éviter les effets du lendemain matin.
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Puis vint le moment fatidique, l’entrée dans le studio, choisi par les soins de Thibault et Antoine. De loin le plus grand que les Globe Trotters aient fait et avec la clim’ car il faisait 45°C à New Dehli ! Il n’y a plus qu’à ajuster son casque, régler le volume du susmentionné et à se jeter dedans à fond.
 
 Je n’ai finalement que bien peu de choses à vous raconter, moi pauvre Boris. Je me suis retrouvé dans la salle d’attente fumant des cigarettes à la chaîne, tel un père qui s’est fait fermement prié par sa femme de ne pas assister à l’accouchement.  Tout ce que je sais c’est que de nombreuses stars internationales ont apporté une petite contribution à ce CD, tels que Zaza, le trompettiste toujours précédé par sa renommée, Ryû Hayuken des Street Fighters, Moïse au trombone ou encore Jacky Blangier, le joueur de Quena qui ne sert à rien mais qui fait bien rire. 
 
Pour ses fans, sachez que Zaza ne jouera pas plus de trompette que de clarinette sur ces enregistrements (surement la protection de Parvati qui a fait son œuvre), mais vous pourrez reconnaitre sa voix inimitable ailleurs.
Sans plus attendre je vous renvoie tous vers le myspace www.myspace.com/globenote où tous ces enregistrements sont écoutables dans une qualité, ma foi, très « myspace ».
En vous souhaitant tous les bienfaits de Parvati,

Musicalement vôtre,
Boris

Une semaine musicale dans la vallée de la Nubra

Du 16 au 22 mai, nous étions dans la vallée de la Nubra au Ladakh. Comme évoqué dans l’article « Voyage vers la Nubra », nous avons visité l’école « Lamdon Model School Sumoor », pour y organiser durant 4 jours des ateliers d’éveil musical. Quatre jours, c’est très court, certes… mais suffisant pour apporter aux enfants quelques bases de musique et monter un petit spectacle musical !

                                                 

                  Les enfants de l'école de Sumoor en uniforme dans leur bus scolaire

 

            Dès notre arrivée dans la Nubra le samedi 16, nous avons pu rencontrer les élèves de l’école, ainsi que le personnel enseignant. A l’issue d’une réunion avec le directeur de l’école, « Headmaster » Dorje Namgyal, nous avons pris connaissance des attentes des enseignants quant à notre action musicale, ainsi que des disponibilités des enfants pour nos les ateliers. Le lendemain, nous avons organisé en conséquence les quatre jours suivants : les 35 enfants participant aux ateliers (âgés de 9 à 13 ans) ont été partagés en trois groupes homogènes. Quatre types d’ateliers ont été préparés : théorie musicale, chant, danse, percussion. A cela s’ajoutaient des séances « découverte » : essai d’instruments de musique, écoute musicale.


                      Un atelier de percussions en compagnie de Nicolas et Emmanuel

 

            Quatre jours intensifs de musique commençaient pour nos « élèves » ! Le matin, après le rassemblement quotidien dans la cour, occasion pour nous d’écouter quelques prières et chants bouddhiques, début des ateliers à 9h30 jusqu’à 12h30. Chaque groupe participait obligatoirement à un atelier de théorie musicale par jour, puis à deux ateliers parmi « danse », « chant » et « percussions ». Puis l’après midi (de 13h30 à 16h30) était consacré aux séances « découverte ». De notre côté, nous avons pu découvrir des danses locales, présentées par l’ensemble de l’école (160 élèves) durant l’après midi du lundi 18.

                      Les enfants de la classe 7 en costume traditionnel ladakhi


            Pour terminer notre semaine dans la Nubra, nous avons participé à un spectacle musical présenté par les élèves dans Sumoor ainsi que dans le village voisin de Tiger. Danses et chants locaux, mais aussi quelques présentations du travail réalisé dans la semaine. Et bien sûr un peu de fanfare pour agrémenter le tout !



 

            En résumé, notre expérience à Sumoor a été unique. Nous avons rencontré des enfants très intéressés, intelligents, un peu timides aussi…. et très attachants. Nous avons aussi vécu une expérience formidable d’immersion dans des familles ladakhies, chacun d’entre nous ayant logé toute une semaine dans une famille d’un élève de l’école. Merci encore aux familles de Sumoor et Tiger pour leur accueil, leur gentillesse, leur cuisine excellente ! Merci enfin à l’association « Julley, Enfants du Ladakh » pour avoir soutenu notre projet auprès de la direction de la Lamdon Model School Sumoor !

 

                    Une photo de groupe avec les enfants et leurs enseignants avant le départ


Antoine pour Globe Note

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