Le blog du projet Globe Note

mercredi 29 juillet 2009

Globe Note à Happy Home Orphanage (Kenya)

Après un voyage quelque peu harassant (bus à rangées de 5 personnes, avec personnes supplementaires et sacs de patates en prime), nous arrivons a Happy Home Orphanage à Stellah, près de Migori dans la région du lac Victoria.
Ababu le directeur de la structure et deux volontaires (l'un tchèque, l'autre vénézuélienne) nous accueillent, ainsi que les 32 enfants de l'orphelinat qui s'empressent pour nous aider à porter nos multiples paquets.

Comme prévu, ce que nous avions prévu n'était pas exactement ce qu'ils avaient prévu. D'ailleurs les responsables de l'orphelinat, jusqu'à notre descente du bus, pensaient recevoir 9 canadiens pour 3 mois...
Au lieu d'ateliers suivis sur 3 semaines avec les enfants de l'orphelinat, les chefs du district de Stellah, travaillant main dans la main avec les responsables de Happy Home, comptaient surtout sur nous pour des interventions plus ponctuelles dans les écoles du voisinage, qui se montrent très intéressées.
De plus, les enfants de l'orphelinat sont relativement occupés après les cours (devoirs scolaires, lessives, ...) ce qui ne nous laissait que peu de temps pour faire quelque chose en semaine avec eux : nous avons donc essayé de profiter de leur temps libre le week-end.

Ainsi, nous avons emmene les enfants un samedi decouvrir le Lac Victoria, a quelques kilometres (soit 3h de "matatu" = les combis de transports collectifs) de l'orphelinat. Tour en bateau, pique-nique, course apres d'hypothetiques singes, c'etait une journee sympathique pour tout le monde !

Sur la rive du Lac Victoria



Pendant les 3 semaines, nous avons visité 7 écoles en trois semaines, soit plus de 2000 enfants, et plusieurs écoles nous ont même reçues plusieurs fois.
Systématiquement, les rencontres avec les écoliers commençaient par de grands discours des responsables de l'école ("Let me take this opportunity...") puis des spectacles divers présentés par les enfants eux-mêmes : danses, percussions, déclamations, poêmes, ... Chaque école prépare ces spectacles en vue d'un concours annuel concernant toutes les écoles du pays. Ils étaient généralement impressionnants !

Tous les ecoliers, rassembles dans la cour de la Highlight School


Ensuite, en un peu plus d'une heure et demi, nous faisions faire un tour du monde musical aux écoliers, leur présentant nos instruments de musique et leurs familles, les invitant à danser (ce qu'ils faisaient généralement très volontiers) et surtout à nous rejoindre aux percussions (tambourins, triangles, claves, maracas) pendant les derniers morceaux.
Dans les écoles où nous sommes retournés une seconde fois,nous faisions alors tester nos instruments de musique a tous les enfants.


Ou est le Kenya sur cette carte ??

Orchestre de claves à Highlight School

Ce fut encore 3 semaines tres musicales pour Globe Note !

samedi 6 juin 2009

Buddha's Birthday

Lever tôt ce dimanche, objectif départ 7h pour la vallée de la Nubra.
Mais c'est là que l'armée indienne rentre en jeu... Pour une raison inconnue, elle a décidé ce jour-là de bloquer l'accès à l'unique col menant vers la Nubra, et donc l'école qui nous attends de l'autre côté...

Heureusement, Globe Note a plus d'un tour dans son sac !
Trois heures et quelques coups de fil plus tard, nous voici dans les coulisses de la célébration donnée à Leh pour l'anniversaire de Bouddha. Environ 7000 personnes sont massées devant la scène, dont beaucoup de moines bouddhistes et d'importantes délégations de toutes les écoles de Leh (25 000 habitants). Artistes locaux (modernes et traditionnels) se succèdent, entre les interventions et discours de moines et lamas.


Après une intervention remarquée des deux percussionnistes auprès d'une star locale de chanson-rock-jazz-pop ladakhie (rencontrée dans les coulisses), Globe Note rentre sur scène... Comme pour tous les autres groupes, nous n'avons droit qu'à 3 morceaux seulement.

La suite, les mots me manquent pour la raconter. Un public très réactif et "sonore", une fanfare surmotivée et énergique, et une altitude de 3500m sont en tout cas les ingrédients de base d'une sortie de scène tremblotante et essoufflée plus que de coutume pour chacun de nous 10 !

Le lendemain, un moine nous accostait dans la rue : nous avons les félicitations de tout son monastère et en particulier de son chef spirituel, qui louait l'énergie et le plaisir visible et communicatif que nous exprimions sur scène la veille...

Globe Note, star des monastères bouddhistes ?
Et pourquoi pas !


Edouard

vendredi 8 mai 2009

Le nouvel an khmer de Globe Note

Autour du 15 avril, c'est le nouvel an au Cambodge et en Thailande.

Globe Note aime généralement bien se plier aux coutumes du pays, mais pour l'occasion toutes les familles se regroupent, le plus souvent a la campagne. Dans l'impossibilité de partir rejoindre nos familles... nous avons improvisé, avec Marie Camal et les enfants de l'association SOK SABAY qui ne sont pas retournés dans leurs familles.

Comme évoqué dans le précèdent article, nous avons pas mal bougé.


Dimanche 12, avec une petite dizaine d'enfants, Marie et Patrick (parrain d'un enfant), nous sommes partis visiter deux familles dans la campagne autour de Phnom Penh. L'occasion de ramener deux enfants dans leurs familles, de passer un peu de temps avec eux, pour Marie de sonder un peu les besoins des familles (car l'association a aussi pour objectif d'épauler les familles), et pour nous de découvrir les conditions de vie dans la campagne.


Les maisons sont sur pilotis, en bois et roseaux (pour le toit et les murs). L'unique pièce surélevée sert de salle a manger-dortoir pour toute la famille, avec un petit appendice sur le cote pour la cuisine, tandis que l'espace sous les pilotis sert à la fois d'étable, de séchoir à linge, de pièce à vivre pour la journée (il y fait plus frais que dedans), ...


Le lundi, Patrick nous a invites dans son hôtel, profiter de la piscine avec tous les enfants. Les clients de la guest-house, d'abord surpris, se souviennent certainement des rires et de la bonne humeur des enfants !

Le lendemain, nous sommes tous repartis pour une balade en bateau sur le Mékong. Le soleil tapait, l'eau avait différentes couleurs, mais c'était très agréable. Notamment les plongeons depuis le pont supérieur du bateau...Les enfants étaient aux anges, et les plus sportifs des adultes (Marie, Nicolas et Matthieu) se sont illustés en traversant le Mékong à la nage.

A la fin de la journée, de retour dans la piscine de la guest-house de Patrick, nous étions épuises... sauf les plus petits, qui trouvaient encore la force de courir partout  !


Mercredi, jeudi et vendredi, Globe Note s'est rendu en séminaire de nouvelle année sur les plages de Sihanoukville (la station balnéaire du Cambodge) afin de prendre du recul par rapport à l'expérience accumulée sur l'année écoulée et lancer de nouvelles perspectives en terme de développement de notre répertoire, tout en repensant en profondeur les... Bon, allez, on assume. Ces 2 jours et demi à la plage nous ont fait le plus grand bien, d'autant que les semaines d'ateliers avec Sok Sabay ont été studieuses, et qu'il fait chaud au Cambodge à cette époque !


Vendredi soir, de retour à Sok Sabay a Phnom Penh, vint l'heure du départ... Des séparations un peu difficiles, tant nous avions réussi à créer une relation sympathique et conviviale avec tout ces enfants, si attachants. Leurs petites cartes personnalisées de remerciements nous ont beaucoup touchés, et c'est le coeur serré que nous les quittons, avec tous nos voeux de bonheur et de réussite pour la suite.


Edouard pour Globe Note Khmer New Year Channel

vendredi 17 avril 2009

Une journée de Globe Note avec l'ONG CCD

Comme l'expliquait Antoine dans son précédent article, l'association CCD coopère avec des centres gouvernementaux regroupant dans un quartier de Bangkok un certain nombre d'enfants handicapés et orphelins. Le gouvernement fournit les infrastructures adéquates et en constante amélioration, et le personnel nécessaire aux besoins des enfants : repas, soins, nettoyages des dortoirs et du linge, ... L'objectif de CCD est d'offrir des distractions autant que des moyens d'épanouissements à ces enfants, choses qui ne rentrent pas dans les missions du personnel gouvernemental.

Nous rentrions ainsi parfaitement dans ces objectifs, et CCD avait organisé pour nous un planning bien précis d'interventions journalières. Nous restions en général 2 jours dans chaque centre, afin de pouvoir rencontrer un maximum d'enfants. Et l'emploi du temps était toujours le même :
 - matin : "concerts" fanfare, devant une centaine d'enfants (souvent les plus mobiles) regroupés devant la scène de chaque centre.
- après-midi : visite des enfants dans les dortoirs (souvent ceux qui ne peuvent se déplacer).


Chaque matin, le staff du centre regroupait une centaine d'enfants devant la scène dont chaque centre dispose pour diverses activités. Et c'était parti pour le grand show Globe Note... Que nous essayions de rendre le plus interactif possible : alternance de morceaux fanfare, de petits jeux, de danses, ... Après quelques minutes de perplexité, les enfants prenaient avec plaisir part à ce que nous leurs proposions, grâce à l'aide de volontaires CCD pour la traduction indispensable english -> thaï ...!


L'activité préférée des enfants était invariablement la distribution des petits instruments de percussion (fournis par notre partenaire woodbrass.com) : cloches brésiliennes ou agogos, claves, triangles, tambourins, xylophones, etc. Cela donnait souvent lieu à d'étranges traffics : une clave contre la baguette d'un triangle, des enfants se retrouvaient avec 3 claves, ... C'était un plaisir de leur expliquer comment fonctionne chaque instrument, et de les voir ensuite expérimenter par eux-même. Mais nos oreilles s'en souviennent encore !



Le midi, nous retournions la plupart du temps au "QG" de CCD, pour prendre un bon repas thaï.


L'après-midi, nous nous rendions dans les dortoirs où sont regroupés (par cinquantaine environ) des enfants malades, aveugles, qui ne peuvent se déplacer, ou ceux aux comportements les plus étranges et imprévisibles. Souvent, ces enfants restaient allongés sur leur lit toute la journée. Notre venue improbable les suprenait, et leurs réactions étaient variées : joie immédiate, peur, étonnement/émerveillement devant nos instruments, curiosité, indifférence.
Nous commencions en règle générale par jouer quelques morceaux en fanfare, ou en formation réduite pour ne pas assourdir les dortoirs plutôt calmes. Puis nous prenions le temps d'aller vers chacun d'eux, pour leur faire manipuler un peu le souba, le tuba, un trombone, une trompette, les percussions, et pour leur faire jouer des petits instruments de percussion. Très souvent, nous devions les forcer un peu à prendre l'instrument dans leurs mains et à en jouer car leurs muscles jamais stimulés le reste du temps étaient souvent contractés à l'extrême, et contrôlés avec difficulté par les enfants.


Alors que les enfants du matin étaient généralement très réactifs, avec ceux de l'après-midi nous ne cherchions parfois qu'un signe, un mouvement du bras, un muscle qui se contracte, une ébauche de sourire, pour comprendre qu'ils appréciaient notre présence et aimaient jouer avec l'instrument que nous leur montrions. Mais avec un peu de patience, nous arrivions presque toujours à ce signal, réjouissant pour nous.



Ce n'est pas facile de rendre compte de notre travail avec l'association CCD, car plus que dans les 3 association précédentes, c'était pour nous tous beaucoup plus émouvant, difficile parfois. Nous avons ainsi vécu cette expérience tous un peu différemment, côté émotions, mais nous en ressortons grandis et heureux.
Merci CCD de nous avoir fait confiance et de nous avoir accompagnés pendant ces 3 semaines !

Edouard

lundi 23 mars 2009

Lima... dernière étape du World South American Globe Note Tour 2008-2009

Eh oui, deja 4 mois en Amérique du Sud... L'Asie nous attend !

Mais avant de partir, nous avons d'abord fait une courte étape a Mollendo (station balnéaire populaire du sud du Pérou) partagée avec les membres de l'association Bambins des Bidonvilles. Deux jours a la plage, une plage surpeuplée, au sable brûlant, qui ont permis a chacun de se reposer...


 
Mercredi 25, arrivée a Lima. Et premier set a Miraflores, le quartier d'affaires de Lima, vers 20h : la police municipale nous donne 15 minutes pour jouer... Finalement, ce n'est qu'au bout d'une heure que le policier nous interrompt, sous les huées du public qui nous a mis en rupture de stocks de CD : plus de 50 exemplaires vendus !


 
Le lendemain, je reussis a obtenir une autorisation de jouer le soir-même a Barranco, le quartier des discothèques de Lima : sur le papier, ça semble parfait...
Le soir donc, nous voila au lieu prévu... sans l'autorisation que j'ai oubliee a l'hôtel... Tant pis : le quartier n'est pas très rassurant et les clubbers n'ont que faire de 10 clowns jouant du pipeau en face de leur boite favorite...

Finalement Andrew (un ami d'ami des parents de Perceval travaillant a Lima) convainct la police de nous laisser jouer dans une rue piétonne plus passante... grâce a sa "carte d'ami de la police péruvienne", donnée a ceux qui financent l'association qui embellit les commissariats et organise une loterie pour récompenser les bons éléments... personne ne voulant se mettre cette association a dos, cette carte se révèle pratique en cas d'excès de vitesse ou de fanfare impromptue.
 
 
 
Et le vendredi s'est déroulé a l'image de l'ensemble de notre projet, afin de clore en beauté notre séjour sud-américain.

Le midi, un médecin rencontré mercredi soir nous avait donné rendez-vous dans un Hôpital de la Solidarité de Lima: ce sont des accueils de jours prodiguant des soins a prix réduits pour les populations défavorisées de Lima. Le set fut très sympa, dans une ambiance décontractée, et a surpris plus d'un patient ce jour-la...


 
Mais nous ne pouvions pas nous attarder trop : Andrew nous attendait chez lui, vers 13h, pour un barbecue dans sa jolie petite maison au centre de Lima. Quel plaisir de se sentir comme a la maison ! Encore merci Andrew !


 
La encore, nous ne sommes pas restés très longtemps : nous étions attendus vers 16h dans un orphelinat dans la banlieue de Lima qu'Andrew a l'habitude d'aider. Cette orphelinat regroupe environ 300 enfants, et fêtait ce jour-la la fin des vacances scolaires d'été. On ne sait plus pourquoi, mais c'est un van de l'ambassade du Mexique qui nous y a emmenés gracieusement...
Pour les enfants comme pour nous, ces quelques heures passées ensemble ont été intenses, malgré la fatigue.


 
Mais la journée n'était toujours pas finie...
Il nous reste un set a faire. LE dernier, l'ultime. LE set. Autant dire qu'on avait pas du tout envie de faire les choses a moitié ! Nous retournons a Miraflores, mais cette fois-ci, la police est intraitable : il est impossible de jouer.
Rien n'y fait : nous essayons d'attirer la sympathie en expliquant qu'on quitte le Pérou le lendemain, qu'on aidait une association a Arequipa, qu'on est que 10 et qu'on fait pas trop de bruit...
Même le public (oui oui nous n'avions pas encore commencé a jouer, mais 200 personnes attendaient) nous soutenait avec divers arguments : "laissez les jouer, ce sont des artistes français, ils viennent de loin" (ce a quoi la police a répondu "oui mais si on autorise les français, demain se seront les colombiens et les boliviens"...), "je paye nos impôts a Miraflores et la police me prive de divertissements", ...

Finalement, le soutien du public, l'apparente impuissance de la police et notre irresistible envie de jouer l'emporte : Musique, Maestro !

Ouf, nous l'avons, ce dernier set sud-américain ! Et quel set ! Un public ultra nombreux, très réactif, et quelques litres de sueur pour chacun d'entre nous... Et un record de vente de CD établi autour de 70 exemplaires !

Avec tout ça, ce n'est qu'après minuit que nous avons commencé a faire nos sacs. Départ le lendemain matin a 8h pour l'aéroport... La nuit fut courte, mais qu'importe : 48h d'avion nous attendaient...
 


Edouard, envoyé spécial du World South American Globe Note Tour 2008-2009

- page 1 de 2