Le blog du projet Globe Note

lundi 23 février 2009

Nos débuts a Arequipa

Après un mois d’aventures « la petite école de musique mobile » fait escale pour trois semaines à Arequipa au pied du légendaire Misti et du Chachani.


C’est l’association Bambins des Bidonvilles, créée par Marie-France Coudurier, qui nous accueille. L’association nous est déjà familière. Edouard y a séjourné 2 ans auparavant. Nous vivons dans les locaux inaugurés en mars 2008, au dessus du comedor (la cantine) cœur du projet. Tous les midis, une petite quinzaine d’enfants (40 à 60 enfants en période scolaire) viennent déjeuner.

Outre la crèche (ou la cuña) vide en cette période de vacances (que nous avons d’ailleurs provisoirement transformée en local de répétition), l’association tend à se développer afin de devenir autonome. Un nouveau bâtiment est en construction et Marie France, arrivée depuis peu au Pérou, veille à ce que tout évolue rapidement. D’ici peu Bambins des Bidonvilles s’agrandira et accueillera une boulangerie (de fabrication française), des ateliers de tissage, une salle pour le gardien et quelques bureaux. Marie-France pourra alors lancer d’autres projets dans d’autres bidonvilles d’Arequipa et peut être du Pérou.

Nous vivons ici au cœur du bidonville d’Alto Cayma et il ne saurait pas exagéré de dire que l’environnement nous est peu familier. Les logements sont rudimentaires, les chiens sont légion, les routes sont des pistes de terre souvent dégradées par les pluies. Mais peu à peu nous prenons nos marques et les gens s’habituent à notre présence.

Notre objectif final avec les enfants : enregistrer à l’Alliance Française une chanson sur un thème de cumbia. Affaire à suivre… 

Emmanuel pour Globe Note

 

dimanche 21 décembre 2008

Que Manger au Brésil?

Rémy à Ihla Grande Voici peut-être l'article que tous les gourmands attendaient : un petit condensé de ce que nous avons pu manger et même boire au Brésil. La cuisine brésilienne ne fait certes pas partie des plus raffinées au monde mais nous avons pris beaucoup de plaisir à découvrir toutes ses spécialités et particularités.

 

En entrée, commençons par des recettes tout droit venues de la favela où nous avons travaillé. C'est Fatima, coordinatrice de l’association dans la favela, qui nous les a préparées le jour de la fête finale à Terr'Ativa :
   - Le Bolo de Cenoura (gâteau à la carotte)
   - L' Empadão

En plat principal nous avons découvert deux spécialités brésiliennes !
   - La Feijoada : un plat brésilien à base de haricots noirs, de riz et de viande de porc. La Feijoada est à l’origine un plat pour les esclaves qui était composé de l’ensemble des restes de leurs maitres. Ce plat est à présent l’occasion de réunions familiales ou de grands repas et est servi généralement le samedi. Nous avions été invités à en manger suite à un de nos sets dans la rue en guise de remerciement. Pour l'anecdote, Matthieu avait tenté de nous en faire une lors de nos premiers jours à Rio... On a survécu, mais de peu.
   - La Churrascaria : A Rio et São Paulo nous avons tous craqué à deux reprises pour des Churrascaria comme on peut le voir sur les photos ci dessous. On trouve facilement au Brésil de nombreux restaurants à volonté appelés Rodizio, où des serveurs affluent à votre table les bras chargés de nourriture. Une Churrascaria est un Rodizio de viande. Voici des photos de ces lieux orgiaques où les serveurs passent avec toute sorte de viande à la broche entre les tables pour satisfaire les bouches affamées des clients... Mieux vaut éviter de manger le jour précédant une Churrascaria.

Matthieu à Sao Paulo   Nicolas à Sao Paulo   Emmanuel à Sao Paulo

 

Pour ceux qui ont encore faim, connaissez-vous les x-tudo? x-tudo par-ci, x-tudo par la, qui veut prendre un x-tudo ? Traduction : Hamburger, vendu dans la rue à n'importe quelle heure et pour la modique somme de 2,5 Reais (soit moins d'un euro), composé de tous les ingrédients possibles et imaginables... Il nous arrivait aussi assez souvent de manger des salgados, petits en-cas bon marché fourrés avec de la viande ou des légumes vendus dans des bouis bouis à tous les coins de rue.

Et que boire avec tout ça ? Beaucoup de jus de fruits pressés. Et oui ! Notre but était de goûter tous les fruits exotiques. Cependant notre maitrise incontestable de la langue portugaise nous a souvent apporté quelques surprises, comme lorsque Perceval, pensant commander un jus de fruit inconnu et exotique, s'est retrouvé tout penaud avec un jus de carotte ! Nous avons pu siroter de temps en temps des caïpirinhas, cocktail local à base de cachaça. La cachaça est l’alcool par excellence au Brésil à base de canne à suvre. On peut en trouver de toutes les sortes à tous les prix et partout dans l'ensemble du pays.

 

Un dernier petit souvenir culinaire du Brésil : Fabio, un des responsables de Terr'Ativa (photo), nous avait invité chez lui un soir à Rio. Je pense que tout le monde à Globe Note se souvient encore du bœuf strogonoff qu'il nous a servi... Un véritable délice pour les papilles. De la viande de bœuf cuisinée dans une sauce magique accompagnée de légumes et de fruits comme la mangue. Une très bonne adresse à Rio ! Merci encore à Fabio ! 

vendredi 21 novembre 2008

Impressions sur Rio

Voila maintenant trois semaines que nous sommes partis à la découverte du monde et le temps du premier bilan est venu !

Trois semaines de découvertes et de rencontres que je vais essayer de résumer ici. Essayer car il est difficile de résumer avec des mots ce que nous avons vécu ici à Rio.

            La première rencontre fut avec  Rio de Janeiro. Après une première traversée furtive de l’aéroport à notre appartement, nous avons peu à peu appris à appréhender la ville.
Nous logions dans le quartier de Leblon et nous n’en sommes peu ou pas sortis les premiers jours. Surement pour nous laisser le temps de prendre nos marques, de réaliser où nous étions arrivés…puis nous nous sonnes rattrapés par la suite.

L’urbanisme à Rio est très particulier. De nombreux quartiers tous différents les uns des autres se juxtaposent. Leblon est situé à coté d’Ipanema et de Copacabana. Ces trois quartiers se ressemblent fortement et ils font partie des plus riches de Rio de Janeiro. C’est sur la plage d’Ipanema que nous avions pris l’habitude de jouer. En effet, les voitures sont bannies de l’endroit le weekend et nous pouvions jouer en toute tranquillité à deux pas de la l’océan en compagnie d’un public toujours chaleureux.

Après avoir fait le tour de ces trois quartiers qui ne sont pas forcément les plus intéressants, la troupe Globe Note est partie à l’assaut du reste de la ville et en fanfare s’il vous plait !
Comme un gros champignon sorti de nulle part apparait au cœur de Rio le quartier de Centro qui présente de l’intérêt uniquement la semaine. Les hommes d’affaires et les passants s’y succèdent par milliers dans les rues : Une véritable fourmilière où l’on peut tout trouver une guitare pour Thibault, du matériel de bricolage pour fabriquer des petits instruments avec les enfants de la favela, des salgados (nourriture locale grasse et peu diététique) ! Juste à coté de Centro se situent Lapa et Santa Teresa. C’est au pied des arches de la Lapa que se retrouvent tous les soirs de nombreux cariocas pour faire la fête. De ces arches part l’unique tramway de Rio (qui est devenu une attraction touristique) pour traverser Santa Teresa. C’est peut être l’endroit que j’ai le plus apprécié de Rio. Un quartier paisible où il fait bon se balader et flâner. Luiz le pianiste que nous avons rencontré ici à Rio comparait Santa Teresa à Montmartre et il y a du vrai !

Je pourrais écrire encore longtemps sur la ville, sur Botafogo, Barra di Tijuca, le marché du Nordeste, le pain de sucre, les écoles de Samba, les Churascarria mais venez plutôt voir par vous-même, la ville vaut le détour ! Des paysages uniques où se mêlent mer et montagne.


            La deuxième rencontre fut d’un tout autre genre : avec la favela, ses habitants, ses enfants et surtout avec l’association Terr’Ativa. Dès le vendredi de notre arrivée nous avons rencontré Renata et Fabio les responsables de l’association. Puis la confrontation avec la réalité de la favela est venue
très vite. Nous étions tendus lors des premières séances, puis le trajet nous est devenu familier et les habitants se sont habitués à notre présence. Au final, nous avons été intégrés assez rapidement à l’association et avons réussi à créer une relation de confiance et de complicité avec les enfants. Il nous aura surement manqué d’un peu de temps pour pourvoir faire connaissance avec les habitants de la favela.

L’environnement dans la favela est très particulier. Tout est plus calme que dans Rio. Les gens flânent dans les rues non goudronnées. La pauvreté est palpable…Les favelas semblent  être un endroit à part du reste de Rio mais elles sont loin d’êtres marginales. Réparties dans toute la ville elles rendent aux paysages de Rio de Janeiro un caractère bien particulier.

 

La dernière rencontre fut avec les Cariocas ! C’est lors de nos sets dans la rue que nous avons pu partager et rencontrer de nombreux habitants de Rio. Les Cariocas sont très chaleureux. Ils forment un métissage unique où chacun trouve sa place. Ils n’hésitaient pas à venir nous parler, nous demander pourquoi nous étions la, nous proposer des nouveaux plans pour jouer ou même pour nous inviter a manger une feijoada (plat local). La plus belle rencontre fut surement celle avec l’Orquestra Voadora au sujet de laquelle un billet a déjà été posté.

Après une fête finale à la favela de Fuba, nous partons ce dimanche pour Ilha Grande.

Emmanuel pour le journal des Globe trotteux !