Eh oui, deja 4 mois en Amérique du Sud... L'Asie nous attend !
Mais avant de partir, nous avons d'abord fait une courte étape a Mollendo (station balnéaire populaire du sud du Pérou) partagée avec les membres de l'association Bambins des Bidonvilles. Deux jours a la plage, une plage surpeuplée, au sable brûlant, qui ont permis a chacun de se reposer...
Mercredi 25, arrivée a Lima. Et premier set a Miraflores, le quartier d'affaires de Lima, vers 20h : la police municipale nous donne 15 minutes pour jouer... Finalement, ce n'est qu'au bout d'une heure que le policier nous interrompt, sous les huées du public qui nous a mis en rupture de stocks de CD : plus de 50 exemplaires vendus !
Le lendemain, je reussis a obtenir une autorisation de jouer le soir-même a Barranco, le quartier des discothèques de Lima : sur le papier, ça semble parfait...
Le soir donc, nous voila au lieu prévu... sans l'autorisation que j'ai oubliee a l'hôtel... Tant pis : le quartier n'est pas très rassurant et les clubbers n'ont que faire de 10 clowns jouant du pipeau en face de leur boite favorite...
Finalement Andrew (un ami d'ami des parents de Perceval travaillant a Lima) convainct la police de nous laisser jouer dans une rue piétonne plus passante... grâce a sa "carte d'ami de la police péruvienne", donnée a ceux qui financent l'association qui embellit les commissariats et organise une loterie pour récompenser les bons éléments... personne ne voulant se mettre cette association a dos, cette carte se révèle pratique en cas d'excès de vitesse ou de fanfare impromptue.
Et le vendredi s'est déroulé a l'image de l'ensemble de notre projet, afin de clore en beauté notre séjour sud-américain.
Le midi, un médecin rencontré mercredi soir nous avait donné rendez-vous dans un Hôpital de la Solidarité de Lima: ce sont des accueils de jours prodiguant des soins a prix réduits pour les populations défavorisées de Lima. Le set fut très sympa, dans une ambiance décontractée, et a surpris plus d'un patient ce jour-la...

Mais nous ne pouvions pas nous attarder trop : Andrew nous attendait chez lui, vers 13h, pour un barbecue dans sa jolie petite maison au centre de Lima. Quel plaisir de se sentir comme a la maison ! Encore merci Andrew !

La encore, nous ne sommes pas restés très longtemps : nous étions attendus vers 16h dans un orphelinat dans la banlieue de Lima qu'Andrew a l'habitude d'aider. Cette orphelinat regroupe environ 300 enfants, et fêtait ce jour-la la fin des vacances scolaires d'été. On ne sait plus pourquoi, mais c'est un van de l'ambassade du Mexique qui nous y a emmenés gracieusement...
Pour les enfants comme pour nous, ces quelques heures passées ensemble ont été intenses, malgré la fatigue.

Mais la journée n'était toujours pas finie...
Il nous reste un set a faire. LE dernier, l'ultime. LE set. Autant dire qu'on avait pas du tout envie de faire les choses a moitié ! Nous retournons a Miraflores, mais cette fois-ci, la police est intraitable : il est impossible de jouer.
Rien n'y fait : nous essayons d'attirer la sympathie en expliquant qu'on quitte le Pérou le lendemain, qu'on aidait une association a Arequipa, qu'on est que 10 et qu'on fait pas trop de bruit...
Même le public (oui oui nous n'avions pas encore commencé a jouer, mais 200 personnes attendaient) nous soutenait avec divers arguments : "laissez les jouer, ce sont des artistes français, ils viennent de loin" (ce a quoi la police a répondu "oui mais si on autorise les français, demain se seront les colombiens et les boliviens"...), "je paye nos impôts a Miraflores et la police me prive de divertissements", ...
Finalement, le soutien du public, l'apparente impuissance de la police et notre irresistible envie de jouer l'emporte : Musique, Maestro !
Ouf, nous l'avons, ce dernier set sud-américain ! Et quel set ! Un public ultra nombreux, très réactif, et quelques litres de sueur pour chacun d'entre nous... Et un record de vente de CD établi autour de 70 exemplaires !

Avec tout ça, ce n'est qu'après minuit que nous avons commencé a faire nos sacs. Départ le lendemain matin a 8h pour l'aéroport... La nuit fut courte, mais qu'importe : 48h d'avion nous attendaient...
Edouard, envoyé spécial du World South American Globe Note Tour 2008-2009