Le blog du projet Globe Note

lundi 11 mai 2009

Et si on allait à Chang Mai ?

Tristes et la tete pleine de souvenirs de notre séjour auprès de l'association Sok Sabay, nous avons quitté Phnom Penh, direction notre prochaine destination : Chang Mai, seconde ville de la Thaïlande. Apres un voyage de 8 heures pour rejoindre Bangkok, une petite journée dans la capitale pour récupérer et une nuit en train couchette bien confortable mais trop climatisé (spécialité thaïe), nous sommes descendus à Chang Mai, pour de nouvelles aventures. Hélas, Globe Note est incomplet : Rémy a décidé de rester sur Bangkok pour se soigner et se reposer, une bronchite aux sinus.

Edouard étant parti en avance, il est venu nous accueillir avec son amie de classe préparatoire, Camille, ainsi que l'un de ses amis, Adrien. Ils nous emmènent dans leur résidence étudiante proche de l'université d'ingénierie de Chang Mai, où ils réalisent un stage de six mois. Au programme de ces quelques jours, repos, détente et musique !

Qu'à celà ne tienne ! Nous partons visiter un temple bouddhiste, après avoir dégusté de savoureuses brochettes de poulet. Dans ce temple, le visage d'une statue de Bouddha, éclairée à l'aide de combinaisons différentes de lumière, apparaît colérique et mince, joyeux et gros, apaisé ou accueillant.

Amusés, nous continuons notre journée, certains profitant d'un marché pour quelques emplettes, d'autres ne résistant pas à l'appel de la piscine de la résidence.

 

Deuxième journée : et si on louait des moyens de locomotion ? Meilleur rapport qualité/prix : le scooter ! Notre expérience d'Ayutthaya se renouvelle ici, le scooter étant pratique pour des déplacements courts et la circulation étant plus cool qu'à Bangkok.

Aussitôt nos casques de riders attachés, nous nous sommes dirigés, accompagnés d'un ami québecquois d'Adrien, Didier, vers une charmante petite rivière sans touristes ni bruit citadin. Détente et pique-nique aux saucisses relevées, riz gluant et crudités.

Nos riders Emmanuel et Rémi

 

Emmanuel après une dure matinée : il faut se reposer...

 

Le soir même, de retour sur Chang Mai, Adrien nous invite dans un bar jazz où tous les mardis il improvise au saxophone avec d'autres musiciens de haut niveau. Impressionnés, nous ne jouons pas ce soir-là (sauf votre rédacteur qui s'est rendu compte que jouer des congas ça fait mal aux mains), mais l'idée d'improviser trotte dans nos têtes: peut-être la prochaine fois...

Troisième jour : grasse matinée, piscine, détente avec nos hôtes... Ces derniers nous emmènent chez Didier et et son amie Katoun, où nous restons pour le repas simple et délicieux que Katoun a cuisiné en notre honneur. Notre séjour se déroule superbement, d'autant plus que ce soir-là, Adrien nous annonce qu'il nous a organisé un concert sur Paï, petit village de montagne à 4 heures de route. Problème, Rémy étant resté se reposer à Bangkok, nous n'avons pas de percussionniste !

Quatrième jour : nous partons pour Paï. Routes sinueuses de montagne, bus local rempli au-delà de la limite imposée par les sièges, tout va pour le mieux. Nous nous installons dans de petits bungalows de bambou, isolés de la ville.

 

Un bungalow à Paï

 

Et c'est en revenant dans le centre de Paï que nous apprenons que nous ne donnerons pas un, mais deux concerts dans la soirée. Le premier s'est déroulé dans une galerie d'art donnant sur la rue, le second dans le plus important bar musical de la ville, où lors d'une jam session de blues, plusieurs Globenoteux ont eu l'occasion de tester leurs gammes avec des musiciens locaux. Adrien a remplacé Rémy pour ces deux concerts, avec une adaptation rapide et efficace, toute à son honneur.

 

Mais qui sont ces musiciens ?

 

Cinquième jour : il est temps de rentrer. De Paï à Chang Maï, de Chang Mai à Bangkok, nous traversons la Thaïlande encore une fois. Nous laissons nos amis à leurs occupations, en les remerciant de leur chaleureux accueil. Ils ont été patients et adorables.

 

Merci encore Cam et Durian, amusez-vous bien à Chang Maï !

 

Thibault, envoyé spécial vacances pour Globe Note

vendredi 17 avril 2009

Une journée de Globe Note avec l'ONG CCD

Comme l'expliquait Antoine dans son précédent article, l'association CCD coopère avec des centres gouvernementaux regroupant dans un quartier de Bangkok un certain nombre d'enfants handicapés et orphelins. Le gouvernement fournit les infrastructures adéquates et en constante amélioration, et le personnel nécessaire aux besoins des enfants : repas, soins, nettoyages des dortoirs et du linge, ... L'objectif de CCD est d'offrir des distractions autant que des moyens d'épanouissements à ces enfants, choses qui ne rentrent pas dans les missions du personnel gouvernemental.

Nous rentrions ainsi parfaitement dans ces objectifs, et CCD avait organisé pour nous un planning bien précis d'interventions journalières. Nous restions en général 2 jours dans chaque centre, afin de pouvoir rencontrer un maximum d'enfants. Et l'emploi du temps était toujours le même :
 - matin : "concerts" fanfare, devant une centaine d'enfants (souvent les plus mobiles) regroupés devant la scène de chaque centre.
- après-midi : visite des enfants dans les dortoirs (souvent ceux qui ne peuvent se déplacer).


Chaque matin, le staff du centre regroupait une centaine d'enfants devant la scène dont chaque centre dispose pour diverses activités. Et c'était parti pour le grand show Globe Note... Que nous essayions de rendre le plus interactif possible : alternance de morceaux fanfare, de petits jeux, de danses, ... Après quelques minutes de perplexité, les enfants prenaient avec plaisir part à ce que nous leurs proposions, grâce à l'aide de volontaires CCD pour la traduction indispensable english -> thaï ...!


L'activité préférée des enfants était invariablement la distribution des petits instruments de percussion (fournis par notre partenaire woodbrass.com) : cloches brésiliennes ou agogos, claves, triangles, tambourins, xylophones, etc. Cela donnait souvent lieu à d'étranges traffics : une clave contre la baguette d'un triangle, des enfants se retrouvaient avec 3 claves, ... C'était un plaisir de leur expliquer comment fonctionne chaque instrument, et de les voir ensuite expérimenter par eux-même. Mais nos oreilles s'en souviennent encore !



Le midi, nous retournions la plupart du temps au "QG" de CCD, pour prendre un bon repas thaï.


L'après-midi, nous nous rendions dans les dortoirs où sont regroupés (par cinquantaine environ) des enfants malades, aveugles, qui ne peuvent se déplacer, ou ceux aux comportements les plus étranges et imprévisibles. Souvent, ces enfants restaient allongés sur leur lit toute la journée. Notre venue improbable les suprenait, et leurs réactions étaient variées : joie immédiate, peur, étonnement/émerveillement devant nos instruments, curiosité, indifférence.
Nous commencions en règle générale par jouer quelques morceaux en fanfare, ou en formation réduite pour ne pas assourdir les dortoirs plutôt calmes. Puis nous prenions le temps d'aller vers chacun d'eux, pour leur faire manipuler un peu le souba, le tuba, un trombone, une trompette, les percussions, et pour leur faire jouer des petits instruments de percussion. Très souvent, nous devions les forcer un peu à prendre l'instrument dans leurs mains et à en jouer car leurs muscles jamais stimulés le reste du temps étaient souvent contractés à l'extrême, et contrôlés avec difficulté par les enfants.


Alors que les enfants du matin étaient généralement très réactifs, avec ceux de l'après-midi nous ne cherchions parfois qu'un signe, un mouvement du bras, un muscle qui se contracte, une ébauche de sourire, pour comprendre qu'ils appréciaient notre présence et aimaient jouer avec l'instrument que nous leur montrions. Mais avec un peu de patience, nous arrivions presque toujours à ce signal, réjouissant pour nous.



Ce n'est pas facile de rendre compte de notre travail avec l'association CCD, car plus que dans les 3 association précédentes, c'était pour nous tous beaucoup plus émouvant, difficile parfois. Nous avons ainsi vécu cette expérience tous un peu différemment, côté émotions, mais nous en ressortons grandis et heureux.
Merci CCD de nous avoir fait confiance et de nous avoir accompagnés pendant ces 3 semaines !

Edouard

mercredi 15 avril 2009

Un jour en stage d'été...

Chers lecteurs, chères lectrices,
Une récente idylle m’a éloigné de vous plus que de raison. En effet même moi Boris, exemple de discipline et de rigueur, il m’arrive de faire des bêtises pour les yeux enjôleurs d’une belle et j’ai malheureusement délaissé mes camarades Globe Note pourtant en première ligne depuis si longtemps. Mais une fois la vue retrouvée (l’amour rend aveugle non ?) et la passion charnelle assouvie, je me suis rendu compte de mon erreur et j’ai couru auprès de mes frères d’armes. Voyant la sincérité de mon repenti, ils ont accepté de me laisser rejoindre leur troupe, à nouveau…
Ma première mission fut donc de vous écrire un article sur l’événement qui a marqué la fin de notre campagne à CCD : le Summer Camp.
 
Encore une fois, l’escouade Globe Note était au bon endroit et au bon moment, grâce au Général Descours, qui fait preuve d’un talent sans égal pour organiser ses troupes … Cependant il n’a pas pu profiter de ce Summer Camp, le pauvre étant tellement épuisé par sa lourde tâche qu’il se couchait tous les soirs à 19h30.

Mais je m’égare, ce qui est un comble pour le 2nde classe Boris, en charge de la propagande Globe Note.

Le Summer Camp donc, ce sont trois jours et deux nuits avec 450 enfants venant de 5 organisations thaïlandaises différentes (une soixantaine d’entre eux provenaient de CCD). C’est un séjour à la plage… mais pas n’importe laquelle ! La plage d’une base militaire de la marine thaïlandaise, proche de Rayong, dont le nom m’a échappé (encore un comble !).

Logés à la dure dans les baraquements des marins thaïlandais, Globe Note a assuré l’animation musicale de cet événement sponsorisé en grande partie par un seul homme, dont le nom m’a aussi filé entre les doigts.

Au vu du handicap des enfants de CCD, chacun est venu accompagné d’un volontaire chargé de le guider durant ces 3 jours. Globe Note fut dispensé de cette tâche pour être libre de son planning et ainsi jouer toujours plus longtemps, plus fort et plus vite.

Les enfants ont pu, grâce à l’immense soutien des militaires, se baigner deux jours d’affilée, la zone de baignade étant délimitée par un cordon de marins thaïlandais. Mais ne les plaignez pas, l’eau était à la même température que l’air extérieur. Globe Note a bien sûr mis la main à la pâte en se précipitant à l’eau, faisant fi des coups de soleils pour aider les enfants de CCD à découvrir les joies de la baignade
Au programme des activités aussi, balade en mer sur une barge de débarquement pour char d’assaut. Le Maréchal Jourdan et le Commandant Duchêne ont pu faire démonstration de leur excellente maîtrise du canon de DCA léger.
 Vas-y Maréchal, Feu à volonté !
Un débarquement plus qu’inattendu a complètement pris de court  les unités Globe Note

Les jeux et activités comprenaient aussi un entraînement au saut en parachute (grande tyrolienne où l’on doit sauter dans le vide de trois mètres de haut avant d’être emporté par la corde) et différents ponts de singe normalement destinés aux parcours des combattants.
Les soirées étaient animées par des spectacles assurés par les enfants des différentes associations et une fois ces derniers couchés, tous les volontaires se retrouvaient pour faire un débriefing de la journée. C’était l’occasion pour la section d’espionnage de discuter avec des volontaires thaïlandais, japonais, anglais, suédois, russes… et ainsi d’échanger des données confidentielles sur la destination de l’escouade Globe Note.
 Certains enfants de CCD en costume de marins.

Le Summer Camp dura donc ainsi jusqu’aux adieux, le matin du 3ème jour. Mais avant de partir la troupe n’a pas manqué de refaire son stock de tenues réglementaires au bazar de l’armée, se procurant besace à munitions, casquettes camouflages et autres treillis bariolés. Le Maréchal Jourdan et le Commandant Duchêne ont même rapporté, au prix d’une mission fort périlleuse, deux casquettes de marins, malencontreusement tombées du fil à linge.
Et de retour à sa  propre caserne, Globe Note dut empaqueter son barda pour changer d’affectation et démarrer derechef la campagne cambodgienne.

En direct d’un poste arrière, bien loin de toute agitation,
Boris, 2nde classe attaché à la propagande Globe Note

PS : et ça, c’est cadeau :
 

The tale of two Thailands

Chers lecteurs, chères lectrices,
La Thaïlande fait beaucoup parler d’elle en ce moment par son instabilité politique. Ce pays reste un des pays qui a connu le plus de renversements de gouvernement durant toute son histoire. Les récentes manifestations vont peut-être empêcher les Globe Note de rejoindre l’Inde car pour étouffer le pays, il suffit de bloquer ses aéroports, la Thaïlande vivant en grande partie du flot de touristes qui sont déversés chaque jour.
Mais pour éviter trop d’inquiétudes aux mamans qui peut-être passent déjà des nuits agitées, nous prévoyons déjà une solution de secours. Les aéroports de Phnom Penh ou de Malaisie fonctionnant aussi bien qu’à Bangkok, il n’y aurait pas de raison de s’en priver. Nous nous tenons au courant des informations récentes et prendrons notre décision en temps voulu.


C’est d’une autre Thaïlande dont je voulais parler, car il y a bien 2 Thaïlandes distinctes qu’il faut bien séparer.
La première est peuplée d’américains ou d’européens gros et blonds qui passent leur soirée sur Khao San Road, la « yankee street » de Bangkok où on peut les voir traîner avec des thaïlandaises de 20 ans leurs cadettes, les pauvres filles ayant le regard sans vie et l’esprit visiblement embrumé… Ces gros porcs (puisqu’il faut bien les nommer) vont ensuite passer quelques jours à Pattaya, repaire des violeurs d’enfants de tout l’occident, développant ainsi un commerce où le « travail » de ces jeunes filles ou garçons est traduit littéralement du thaïlandais par « celle qui a faim ».


Mais ce n’est pas de cette Thaïlande dont je voudrais parler, mon estomac ne le supporterait pas. Non, c’est de la Thaïlande millénaire, originaire du grand peuple de Siam, dont j’aimerais parler. Celle qui a su, par un jeu diplomatique habile, s’affranchir de tout risque de colonisation par les occidentaux. Celle du peuple thaïlandais accueillant, souriant et paisible auprès des touristes venus pour les rencontrer, toujours prêt à vous faire partager un plat trop épicé…


Et pour ce faire je vais prendre les exemples d’Ayutthaya et Lopburi, deux anciennes capitales du Royaume de Siam. Globe Note a passé un jour dans chacune de ces deux villes. Visitant les vestiges des palais et des temples, nous avons découvert la richesse et la grandeur de cette civilisation, formée, comme toutes les autres, par ses guerres et ses alliances. 


A Ayutthaya, nous avons visité des ruines témoignant de l’intrication des cultes brahmaniques et bouddhiques venus de la lointaine Inde. Pour ce faire il vaut mieux louer un scooter pour deux et se balader entre tous les différents temples, au prix de quelques sensations fortes pour ceux qui apprenaient sur le tas la manipulation de ces petits bolides.
 Un « Big Buddha »
 Un Chedi, sanctuaire où l’on déposait les urnes funéraires
 
Bien sûr une richesse culturelle si complexe est difficilement explicable dans un simple article. Mais venir voir ces témoignages de l’ancienneté du peuple de Siam fait déjà de vous un touriste plus respectable que ceux de la « première Thaïlande ».


A la fin de la journée, 4 d’entre nous se sont rendus au Kraal d’éléphant où les rois de la période d’Ayutthaya élevaient leurs éléphants de guerre. Toujours utilisé aujourd’hui, les éléphants élevés ne servent bien sûr plus à faire la guerre ! Mais les 4 compères ont pu avoir le plaisir de jouer (prudemment) avec des éléphanteaux.
 


 
La journée suivante fut passée à Lopburi, autre ex-capitale, qui, comme Ayutthaya, a donné lieu à son propre courant culturel, notamment visible dans les différences des sculptures de Buddha. On y a visité le palais royal d’époque et différents temples. Cette ville est d’ailleurs connue pour les petits singes qui infestent littéralement  certains quartiers de la ville. Le détail n’ayant pas échappé à nos amis musiciens de Globe Note, ils se sont empressés de donner un concert pour les petits macaques, pas franchement réceptifs  à la fanfare française. La différence culturelle je présume…


En vous souhaitant d’avoir changé de point de vue sur la Thaïlande,
Boris


PS : Globe Note s’est trouvé un nouveau moyen de locomotion pour rejoindre l’Inde, plus sûr que l’avion !
 

samedi 11 avril 2009

Un set à Bangkok

Et un set pas comme les autres !

Pour changer de la très touristique "Khao San Road" au centre de Bangkok, notre fanfare s'est rendue deux dimanches de suite (les 14 et 21 mars) dans un quartier pauvre de Bangkok.

Nous avions été invités par les volontaires de l'association francaise "Point Coeur", implantée depuis plusieurs années dans un quartier défavorisé de Bangkok. Et c'est avec grand plaisir que nous avons pu jouer devant plusieurs dizaines d'enfants émerveillés par des instruments et une musique qui leur étaient inconnus jusqu'alors !

Pour nous le dépaysement était total, nous avons découvert un quartier totalement différent du "Bangkok touristique" que nous connaissions. Petites ruelles piétonnes, traversée de chemin de fer complètement improbable,c'est dans une véritable petite ville que nous avons déambulé sur des airs festifs façon "marching band" ! Pour finir, nous avons pu partager un repas avec les volontaires de Point Coeur, qui nous ont accordé une interview vidéo exclusive (bientôt sur notre blog) !

Encore des moments inoubliables pour nous tous !

Antoine pour Globe Note

- page 1 de 2