Le blog du projet Globe Note

dimanche 21 décembre 2008

Que Manger au Brésil?

Rémy à Ihla Grande Voici peut-être l'article que tous les gourmands attendaient : un petit condensé de ce que nous avons pu manger et même boire au Brésil. La cuisine brésilienne ne fait certes pas partie des plus raffinées au monde mais nous avons pris beaucoup de plaisir à découvrir toutes ses spécialités et particularités.

 

En entrée, commençons par des recettes tout droit venues de la favela où nous avons travaillé. C'est Fatima, coordinatrice de l’association dans la favela, qui nous les a préparées le jour de la fête finale à Terr'Ativa :
   - Le Bolo de Cenoura (gâteau à la carotte)
   - L' Empadão

En plat principal nous avons découvert deux spécialités brésiliennes !
   - La Feijoada : un plat brésilien à base de haricots noirs, de riz et de viande de porc. La Feijoada est à l’origine un plat pour les esclaves qui était composé de l’ensemble des restes de leurs maitres. Ce plat est à présent l’occasion de réunions familiales ou de grands repas et est servi généralement le samedi. Nous avions été invités à en manger suite à un de nos sets dans la rue en guise de remerciement. Pour l'anecdote, Matthieu avait tenté de nous en faire une lors de nos premiers jours à Rio... On a survécu, mais de peu.
   - La Churrascaria : A Rio et São Paulo nous avons tous craqué à deux reprises pour des Churrascaria comme on peut le voir sur les photos ci dessous. On trouve facilement au Brésil de nombreux restaurants à volonté appelés Rodizio, où des serveurs affluent à votre table les bras chargés de nourriture. Une Churrascaria est un Rodizio de viande. Voici des photos de ces lieux orgiaques où les serveurs passent avec toute sorte de viande à la broche entre les tables pour satisfaire les bouches affamées des clients... Mieux vaut éviter de manger le jour précédant une Churrascaria.

Matthieu à Sao Paulo   Nicolas à Sao Paulo   Emmanuel à Sao Paulo

 

Pour ceux qui ont encore faim, connaissez-vous les x-tudo? x-tudo par-ci, x-tudo par la, qui veut prendre un x-tudo ? Traduction : Hamburger, vendu dans la rue à n'importe quelle heure et pour la modique somme de 2,5 Reais (soit moins d'un euro), composé de tous les ingrédients possibles et imaginables... Il nous arrivait aussi assez souvent de manger des salgados, petits en-cas bon marché fourrés avec de la viande ou des légumes vendus dans des bouis bouis à tous les coins de rue.

Et que boire avec tout ça ? Beaucoup de jus de fruits pressés. Et oui ! Notre but était de goûter tous les fruits exotiques. Cependant notre maitrise incontestable de la langue portugaise nous a souvent apporté quelques surprises, comme lorsque Perceval, pensant commander un jus de fruit inconnu et exotique, s'est retrouvé tout penaud avec un jus de carotte ! Nous avons pu siroter de temps en temps des caïpirinhas, cocktail local à base de cachaça. La cachaça est l’alcool par excellence au Brésil à base de canne à suvre. On peut en trouver de toutes les sortes à tous les prix et partout dans l'ensemble du pays.

 

Un dernier petit souvenir culinaire du Brésil : Fabio, un des responsables de Terr'Ativa (photo), nous avait invité chez lui un soir à Rio. Je pense que tout le monde à Globe Note se souvient encore du bœuf strogonoff qu'il nous a servi... Un véritable délice pour les papilles. De la viande de bœuf cuisinée dans une sauce magique accompagnée de légumes et de fruits comme la mangue. Une très bonne adresse à Rio ! Merci encore à Fabio ! 

mardi 16 décembre 2008

De Rio à Sao Paulo

Après avoir organisé et participé à la fête finale à Morro de Fuba, nous avons dû nous préparer pour le départ. Rien de mieux pour cela que d’assister à une répétition d’école de Samba avec Fabio et Renata. Le principe : un énorme gymnase, 200 percussions, un chanteur inépuisable, une chanson qui tourne en boucle pendant trois heures, 1000 cariocas en furie. Le but : être la meilleure école de samba de tout Rio lors du carnaval en Février tout en dépassant les 160 décibels.
C'est donc à moitié sourds que nous prenons le bus, après avoir récupéré nos affaires chez Renata. Quelques heures plus tard, nous voilà sur le ferry qui relie le continent à Ilha Grande (ci-dessus on peut voir la vue du ferry).



Arrivés à bon port, après une négociation d'une heure, nous voici enfin installés, dans une superbe maison avec jacuzzi, sauna et piscine (bon pas exactement mais avec 4 euros par personne, on ne peut pas espérer non plus un palace).

Plutôt que de longs descriptifs sur nos trois jours là-bas remplis de répétitions, sets divers et variés, interviews, balades en bateau, dans la forêt, plages paradisiaques (considérées par certains comme les plus belles plages du monde), on vous laisse plutôt déguster la photo ci-dessous.

Et un petit article en portugais dans le journal local, réalisé par une ancienne journaliste du quotidien colombien El Tiempo, qui après avoir visité l’île a décidé de ne pas en repartir:

http://www.oecoilhagrande.com.br/novembro/pag15.htm


Puis retour sur la terre ferme et direction Paraty (enfin sauf pour Percy, qui ayant oublié son passeport sur l'île, s'est offert une nouvelle croisière d’une durée de 6h), jolie ville coloniale réputée pour sa cachaça. Nous avons pu assister au tournage du DVD de Vanessa Damata (à écouter asbolument : http://www.myspace.com/vanessadamataoficial ), faire du toboggan naturel (Cf Emmanuel super confiant dans la photo ci-dessous), et essayer de travailler encore quelques morceaux. 


Nous avons du quitter cette ville assez rapidement car nous étions attendus pour notre premier contrat "sérieux" de la semaine : faire découvrir la musique française au sein de la POLI (université Politechnica de São Paulo). Après être arrivés à l'heure (ou presque) à São Paulo, nous avons pu déguster du fromage et faire trémousser une foule en délire sur « Les copains d'abord » et quelques uns de nos hits les plus funkys. 


Nous ne devions rester que deux jours dans cette immense ville et partir pour Florianopolis. Mais des pluies torrentielles ayant bloqué les routes, nous avons pu rester 2 jours de plus, et ainsi jouer dans différents endroits, réaliser l'inauguration de l'installation des lumières de Noël dans un des parcs de la ville. Et oui c'est bientôt Noël, et même s'il fait 30 degrés, on installe les sapins, les boules, et les pères Noëls. Merci encore à Agnès, Nadia et Gustavo de nous avoir hébergés et supportés.

Une petite vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=_V1JHzCeDRc

Nicolas pour Globe Note

samedi 6 décembre 2008

Notre travail dans l'association Terr'Ativa

Qu’avons-nous fait à Terr’ativa pendant trois semaines ?


L’association Terr’Ativa travaille avec une petite trentaine d’enfants de Morro de Fuba divisés en deux groupes. Chaque groupe est présent deux fois par semaine dans l’association. Pour réaliser nos ateliers d’éveil musical, nous nous sommes donc divisés en deux équipes de cinq personnes :
  • La team manhana : Rémy, Rémi, Nicolas, Antoine et Matthieu
  • La team tarde : Edouard, Thibault, Emmanuel, Perceval et Quentin

La première équipe s’occupait d’un groupe d’enfants le lundi matin et le mercredi matin tandis que la deuxième équipe travaillait avec l'autre groupe le mardi après-midi et le jeudi après-midi. Nous avions pour objectif de leur faire apprendre une chanson en français sur laquelle ils pourraient jouer avec des percussions fabriquées pendant les ateliers. De plus nous voulions leur faire apprendre une chanson commune aux deux groupes en portugais.

Les séances d’éveil musical :

Groupe 2

Nous n’avons pas tous eu le même nombre de séances car le dernier jeudi (20 Novembre) était férié (journée de la « conscience nègre » au Brésil). Chaque équipe a réalisé la mise en place d’une chanson en français ainsi que la fabrication d’un instrumentarium. Tandis que la team manhana mettait en place « Elle descend de la montagne », l’autre team apprenait « Le lion est mort ce soir » aux enfants. Chaque team s’organisait de manière indépendante pour préparer les séances. Nous mettions en commun nos impressions et nos commentaires de fin de séance au cours de feedback, soigneusement préparés pendant l’heure et demi de transport qui nous séparait de Terr’Ativa.

Voici donc un petit résumé des cinq séances de la team tarde.

Résumé des séances :

Séance 1 : Premier contact avec les enfants : présentation des intervenants et des enfants. Premiers échanges en portugais avec l’aide de Fabio et Renata. Première confrontation à la barrière de la langue. Apprentissage du premier couplet de la chanson « Le lion est mort ce soir » en français avec la traduction en portugais et la prononciation en phonétique pour pouvoir lire le français. Jeu avec les instruments de l’instrumentarium pour apprendre à reconnaitre les sons.

Séance 2 : Répartition en petits groupes pour travailler le chant. Apprentissage du deuxième couplet du Lion sans trop insister car le premier couplet demande encore du travail. Fabrication d’instruments de musique : tambourins, guiros, claves, kazoo, maracas et bâtons de pluie.

Jeu 2

Séance 3 : Première utilisation des instruments de musique fabriqués. Apprentissage de phrases rythmiques écrites pour le Lion et de la structure de la chanson (introduction, couplet 1, pont, couplet 2, pont). Répartition des enfants en petits groupes pour former les pupitres.

Séance 4 : Jeux sur la chanson et jeux sur le rythme. Premier essai chanson et percussions en même temps. Jeu 1 Séance 5 : Travail sur la chanson tous ensemble et en petits groupes pour mettre en place la totalité de la chanson. Jeux avec les enfants (machine infernale ; 1, 2, 3 soleil musical).

La fabrication d’instruments :

Fabrication 2

Chaque équipe a consacré une partie d’une séance à fabriquer des instruments avec les enfants. Une des exigences de Terr’Ativa était que le travail effectué pendant les six séances puisse être repris et que les enfants aient un souvenir de la venue des dix musiciens français. La fabrication d’instruments nous a semblé être une bonne solution pour, à la fois leur faire créer quelque chose et pouvoir nouer des liens un peu plus profond avec les enfants. Pendant la fabrication nous guidions chacun un petit groupe d’enfants pour créer les instruments et nous avons pu avoir un contact plus privilégié avec les enfants. Nous leur avons donc fait fabriquer leur propre instrumentarium. Sa composition est proche de celui que nous transportons avec nous : guiros, claves, kazoo, maracas, bâtons de pluie et tambourins. Si vous voulez réaliser vous-même les instruments, des fiches techniques résumant la fabrication se trouvent à la fin de l’article.

Nos impressions sur notre première intervention :

Chaque séance a été l’occasion de découvrir de nouvelles choses. La première séance a été un choc pour tous. Passé l’appréhension de se déplacer dans un quartier si pauvre et non recommandé aux étrangers, nous avons pu découvrir une communauté au cœur énorme. Les enfants étaient à peu près aussi timides que nous au début mais ça ne les a pas empêchés de nous accepter assez rapidement, de nous prêter attention et jouer avec nous au cours de toutes les séances. Nous sommes tous très content de cette première expérience. Nous avons le sentiment que ces trois semaines se sont vraiment très bien passées. Cependant nous avons encore beaucoup à apprendre sur le travail avec les enfants.

Nous avons clairement été limités par la langue. Que cela soit pour encadrer les enfants, pour leur faire comprendre les jeux et les exercices ou encore tout simplement pour apprendre à mieux les connaitre. La langue a été un facteur limitant. Nous aurions pu plus échanger sur leur quotidien et leurs habitudes en maîtrisant la langue. Cela ne nous a pas empêché de créer des liens forts mais les conversations restaient simples voir trop simples. Malgré cet obstacle nous avons quand même pu changer leur quotidien pendant ces trois semaines et les marquer à vie.

Nous aurions pu aussi plus en dire sur nous avec une meilleure maîtrise du portugais et mieux expliquer ce que nous faisons en France. Le contact avec les gens de la favela aurait été aussi plus aisé et nous aurions osé plus que simplement se déplacer pour aller dans les locaux de Terr’Ativa. Nous avons tout de même pu en apprendre beaucoup sur la vie dans la favela et sur la vie de tous les jours dans cette communauté.

Les enfants nous ont fait partager un peu de leur culture en chantant en brésilien et en dansant devant nous. Cinq ou six séances seulement pour apprendre à connaître une dizaine d’enfants, leur faire apprendre une chanson dans une langue étrangère, leur enseigner quelques notions de rythme et tout cela dans une langue inconnue était tout de même un défi à relever. 

Le trop peu de temps avec les enfants s’est fait ressentir surtout pour le travail de détail. En effet les enfants n’ont pas progressé à la même vitesse et avec plus de temps nous aurions pu porter une plus grande attention aux difficultés de certains. Les différences de niveaux en musique n’ont pas pu être comblées en si peu de temps.

Notons tout de même que tout le monde a beaucoup progressé au cours de ces cinq séances: les enfants et nous-mêmes. Les enfants les plus timides et les plus introvertis se sont lâchés tandis que ceux plus à l’aise ont aidé les autres. Les plus âgés et les moins timides nous ont beaucoup aidé au cours des ateliers pour reformuler nos explications en « vrai » portugais. Nous avons réussi à faire chanter tout le monde, même ceux qui n’osaient pas élever la voix au début.

Les ateliers nous ont vraiment montré que nous pouvions apporter quelque chose de concret aux enfants : musique, confiance en soi, écoute des autres, concentration, connaissance du monde et d’autres cultures... Les enfants avaient plus confiance en eux et en nous à la fin. Nous arrivions mieux à capter leur attention même au cours d’exercices difficiles. Je pense que avons réussi à les faire voyager.

Groupe

Enfin cette expérience a été pour nous inoubliable. Le travail avec les enfants de la favela était dépaysant et nous espérons que nos prochaines rencontres seront aussi passionnantes. Encore un grand merci à Fabio et Renata de nous avoir soutenus au cours de ces trois semaines et d’avoir accepté notre intervention chez Terr’Ativa.

Découvrez nos Fiches techniques pour fabriquer les instruments

Remerciements

Un grand merci s’impose à toute l’équipe de Terr’Ativa pour votre accueil chaleureux. Nous ne pouvions rêver mieux comme première étape et comme premières rencontres pour notre tour du monde. L’appréhension due à notre première étape et à une mauvaise connaissance de la ville a disparu dès nos premières discussions. Merci aussi pour le temps que vous avez pu nous consacrer que cela soit dans la favela pour y faire nos premiers pas ou dans la ville pour y découvrir autre chose que les endroits à gringos. En trois semaines nous avons beaucoup appris et sans vous, notre vision de la culture brésilienne n’aurait pas autant évolué.

Beijos para voces. Beijos para todos

Quentin

vendredi 5 décembre 2008

C'est la fête dans les locaux de l'ONG Terr'Ativa

Samedi 22 novembre fût une journée de fête pour les enfants de Terr’Ativa, leurs parents, frères et sœurs, les membres de l’ONG ; et bien sûr l’association Globe Note. Le début des festivités a été annoncé pour 14h. Au programme, chansons, fanfare et goûter.

Fête Terr'Ativa 0

Les enfants ont joué avec les instruments que nous avions fabriqués avec eux et ils ont chanté. Le premier groupe, le groupe d’Emmanuel, Edouard, Quentin, Thibault, et moi, avec une interprétation de « Le lion est mort ce soir ». Le second groupe, le groupe de Rémy, Rémi, Antoine, Nicolas, et Matthieu, avec l’interprétation de « Elle descend de la montagne à cheval ». Les enfants ont tous joué le jeu et étaient enthousiasmés de présenter le travail effectué à leurs parents. Nous avons été vraiment contents, car beaucoup nous avaient dit ne pas vouloir jouer et chanter devant leurs parents, mais la fête et le fait que la majorité des enfants jouent le jeu, a motivé les autres. C'était vraiment super. Ce n'est pas tant le fait de faire chanter les enfants correctement, ou de leur faire tenir un rythme, qui importait, mais surtout le fait de passer du temps avec eux, de montrer que des personnes peuvent s'intéresser à eux.



Après la présentation des chansons, ce fût le moment de goûter. Des sandwichs faits par une maman, des crêpes que nous avions préparées la veille pour faire découvrir aux enfants une spécialité française (humm!!), un énorme gâteau à la carotte, nappé de chocolat, préparé par Fatima, et des salgados. Ce sont des pains fourrés avec de la viande, du fromage, ou des légumes. Nous avons pris l’habitude de nous nourrir de cette nourriture à Rio de Janeiro, le midi. Emmanuel, lui, en mangeait tout le temps. Il nous a promis d'en faire. Mais ça fait déjà quelques semaines... Si vous voulez des recettes, n'hésitez pas à envoyer un mail à Nicolas, qui, gourmand comme il est, a pris des recettes brésiliennes. Il se fera un plaisir de vous envoyer les recettes, voir de les mettre sur le blog, si les demandes dépassent toutes nos espérances.

Pendant le goûter, nous avons échangé avec les enfants. Il y a également eu des séances d’essai sur nos instruments. Ce moment partagé a été très amusant. Certains enfants chantaient dans les instruments, au lieu de souffler, d’autres mangeaient les embouchures au lieu de poser leurs lèvres dessus.

Fête Terr'Ativa 1

Nous avons joué à nouveau. L'excitation du goûter, les nombreux jeux, n'ont pas rendu les enfants très attentifs, mais ils ont dit préférer la Funky, sorte de musique techno typique du Brésil, à la fanfare. Ca ne les a pas empêché de jouer avec nous, avec les petits instruments de percussions. Certains ont lâché leurs instruments pour danser. Ce moment était particulièrement amusant, les enfants se sont lâchés, et nous nous sommes bien amusés.

Puis les enfants nous ont lu un texte, qu’ils avaient écrit à notre attention. Nous ne sommes pas prêts d’oublier ce moment touchant. Puis ce fût séances de photos, et des au revoir qui n’en finissaient plus. Nous avons fini la journée en interviewant les membres de l’association, Fabio, Renata, et Fatima. L’interview est en cours de traduction. Elle est très intéressante pour comprendre un peu la vie dans une favel. Mais mes 3 semaines de portugais ne me permettent pas de comprendre intégralement. La vidéo sous-titrée dans quelques jours avec le maximum de passages traduits!!!

Perceval, en direct de Porto Alegre

jeudi 27 novembre 2008

Sortie a Rio avec les enfants de l'association

Vendredi dernier (le 21 novembre, je crois... mais on perd un peu la notion du temps ici !), l'association Terr'Activa avait organise une sortie avec les enfants de l'association dans Rio de Janeiro, profitant de notre nombre pour encadrer les enfants dans la ville.

Oh, rien de bien exceptionnel a priori : il s'agissait simplement de prendre le bonde, petit tramway assez touristique et tout a fait pittoresque (pour ne pas dire dans un etat douteux) qui monte de Centro dans le quartier de Santa Teresa, souvent compare a Montmartre pour ses rues en pentes et ses petites maisons ex-bourgeoises (le quartier est un peu plus populaire maintenant). Un quartier qui nous a tous beaucoup plu !

Et pourtant l'excitation etait a son comble depuis le depart de la favela, vers 11h. Nous etions presque tous responsables d'un enfant : c'est a dire que nous devions marcher main dans la main avec eux des que nous etions dans un lieu pubic : a peu pres partout, en fait. Dans le bus, les enfants chantaient en boucle les chansons francaises que nous leur avions apprises (Le lion est mort ce soir et Elle descend de la montagne a cheval). Et une fois assis dans le Bonde, leur excitation transformee en cris, chants, jeux (le principal consistant a ebouriffer les cheveux des plus chevelus d'entre nous, en gros ceux qui n'avaient pas tout coupe avant le depart...) a meme fait fuire une touriste assise a cote...

Cette journee a ete vraiment tres appreciee de nous tous. Nous avons beaucoup aime le contact avec les enfants, et surtout celui/ceux dont on etait "ange gardien" pour la journee, et avons ressenti beaucoup de plaisir de la part des enfants a aller dans Rio d'une part, et a y aller avec nous d'autre part. Comme Renata et Fabio (nos deux contacts privilegies dans l'association) nous l'ont explique par la suite, le fait que des etrangers s'interessent a eux et seulement eux, visitent leur ville avec eux, connaissent leur prenom, etc. a ete quelque chose de fort pour eux. La plupart ne connaissait pas le nom de la capitale de leur pays (Brasilia, pour les incultes), et n'etaient jamais alles dans Rio, c'est dire si la France est exotique pour eux...

Dans les prochaines associations, nous proposerons avec plaisir une sortie du meme genre !


Dans un prochain episode, on vous racontera la fiesta finale du lendemain... fanfare, chanson, et gastronomie au programme !


Edouard

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