Le blog du projet Globe Note

samedi 1 août 2009

Cocorico!

Cocorico !
Il y a de cela 220 ans, nos illustres ancêtres conquéraient la Bastille, faisant de la France le pays des Droits de l’Homme. Et depuis ce fameux 14 Juillet toutes les fanfares de France acceptent de joindre leurs cuivres à la commémoration de ce fait d’armes. « Toutes les fanfares ? » me direz-vous ? Et bien Oui ! Même Globe Note a répondu à l’appel du coq en cette année 2009.
Mais puisque qu’ils sont désormais coutumiers des scénarios décalés, ils ne sont pas allés jouer à côté de la mairie de Trifouillis-les-Oies. Loin de moi l’idée de mésestimer l’engagement patriotique des fanfares municipales (j’ai personnellement grandi dans l’une d’entre-elles) mais Globe Note a son standing à respecter! 
  Le cadre de rêve ?

Mais comment sont-ils arrivés dans les jardins de la résidence de l’ambassadrice ? Quand on est une fanfare française, en vadrouille au Kenya, en plein mois de Juillet, on se demande où on peut bien jouer alors que les autorités interdisent tous types de manifestations dans les rues sous peine d’emprisonnement manu militari. Heureusement les Globe Note ont parmi eux un membre qui a vécu à l’étranger (Merci Quentin !). Il s’est souvenu que le 14 Juillet la mère-patrie accueille ses enfants pour les gaver de champagne, de charcuterie et de fromage dans les locaux de l’ambassade.
De là il n’y avait qu’un pas à franchir, c'est-à-dire envoyer un mail à l’ambassade pour leur proposer les services d’une fanfare française miraculeusement perdue au Kenya lors du 14 Juillet. La réponse, positive, de l’ambassade a ravi tous les fanfarons, alors encore en Inde.
Après quelques semaines d’attente et quelques détails logistiques rapidement réglés, Globe Note a atterri dans les jardins de la résidence de l’ambassadrice. En effet l’ambassade se situant au 9ème étage du Barclay’s Plaza à Nairobi, elle se prête assez mal aux réceptions. La résidence par contre…
  Auraient-ils choisi un costume de scène ?


Après avoir allègrement pillé le bar et le buffet (dans la limite du raisonnable) Globe Note a animé la réception jusqu’au clou de son spectale, j’ai bien sûr nommé notre bel hymne national pas-belliqueux-du-tout : La Marseillaise.
Répété uniquement le matin même (ils peuvent l’avouer maintenant !), la composition de Rouget de Lisle a ouvert, une fois encore, le discours d’un dignitaire de la République Française. Et sachez que la larme patriotique a coulé au coin de l’œil de chacun des citoyens présents et ce n’était (presque) pas à cause des fausses notes.

 En bas à gauche, Mme Elisabeth BARBIER, Ambassadrice de France au Kenya

Globe Note a ensuite laissé la place à un groupe kenyan pour continuer à « s’occuper du buffet ». Après avoir administré un vigoureux rappel à base de vin rouge et de fromage à leurs estomacs, ils ont joué à nouveau  face à un public plus restreint d’admirateurs fraichement créés.
Cette journée restera gravée à jamais dans nos mémoires. Mais si vous pouvez en voir quelques photos, il faut avant tout remercier l’ambassade de nous les avoir gracieusement fournies, car moi, Boris l’Inutile, avais oublié mon appareil photo pour l’occasion. Pour ma défense, je dirais que la vision d’un plateau de charcuterie a occulté une bonne partie de mes fonctions cognitives superieures à la veille du 14 Juillet.


Et puisque j’ai commencé avec les remerciements autant les terminer. Car voyez-vous l’ambassade a même réuni quelques fonds pour nous aider financièrement alors que Globe Note ne demandait qu’un modeste accès au buffet et le plaisir de jouer pour l’occasion.
Toute la fanfare Globe Note remercie donc tout le personnel de l’ambassade, et plus particulièrement Mme BARBIER, Lorys et Maud ; pour l’aide qu’ils nous ont fourni ainsi que pour l’aide qu’ils nous fournissent encore !


La suite de ce message s’adresse à toutes les ambassades de France à l’étranger, si vous avez besoin d’une fanfare habituée à l’itinérance pour animer votre 14 Juillet, sachez que l’ambassade de France au Kenya en recommande une chaudement…

A vos cocardes et bonnets phrygiens!

Boris, qui songe à postuler à la Musique de la Garde Républicaine.

mercredi 17 juin 2009

Une semaine musicale dans la vallée de la Nubra

Du 16 au 22 mai, nous étions dans la vallée de la Nubra au Ladakh. Comme évoqué dans l’article « Voyage vers la Nubra », nous avons visité l’école « Lamdon Model School Sumoor », pour y organiser durant 4 jours des ateliers d’éveil musical. Quatre jours, c’est très court, certes… mais suffisant pour apporter aux enfants quelques bases de musique et monter un petit spectacle musical !

                                                 

                  Les enfants de l'école de Sumoor en uniforme dans leur bus scolaire

 

            Dès notre arrivée dans la Nubra le samedi 16, nous avons pu rencontrer les élèves de l’école, ainsi que le personnel enseignant. A l’issue d’une réunion avec le directeur de l’école, « Headmaster » Dorje Namgyal, nous avons pris connaissance des attentes des enseignants quant à notre action musicale, ainsi que des disponibilités des enfants pour nos les ateliers. Le lendemain, nous avons organisé en conséquence les quatre jours suivants : les 35 enfants participant aux ateliers (âgés de 9 à 13 ans) ont été partagés en trois groupes homogènes. Quatre types d’ateliers ont été préparés : théorie musicale, chant, danse, percussion. A cela s’ajoutaient des séances « découverte » : essai d’instruments de musique, écoute musicale.


                      Un atelier de percussions en compagnie de Nicolas et Emmanuel

 

            Quatre jours intensifs de musique commençaient pour nos « élèves » ! Le matin, après le rassemblement quotidien dans la cour, occasion pour nous d’écouter quelques prières et chants bouddhiques, début des ateliers à 9h30 jusqu’à 12h30. Chaque groupe participait obligatoirement à un atelier de théorie musicale par jour, puis à deux ateliers parmi « danse », « chant » et « percussions ». Puis l’après midi (de 13h30 à 16h30) était consacré aux séances « découverte ». De notre côté, nous avons pu découvrir des danses locales, présentées par l’ensemble de l’école (160 élèves) durant l’après midi du lundi 18.

                      Les enfants de la classe 7 en costume traditionnel ladakhi


            Pour terminer notre semaine dans la Nubra, nous avons participé à un spectacle musical présenté par les élèves dans Sumoor ainsi que dans le village voisin de Tiger. Danses et chants locaux, mais aussi quelques présentations du travail réalisé dans la semaine. Et bien sûr un peu de fanfare pour agrémenter le tout !



 

            En résumé, notre expérience à Sumoor a été unique. Nous avons rencontré des enfants très intéressés, intelligents, un peu timides aussi…. et très attachants. Nous avons aussi vécu une expérience formidable d’immersion dans des familles ladakhies, chacun d’entre nous ayant logé toute une semaine dans une famille d’un élève de l’école. Merci encore aux familles de Sumoor et Tiger pour leur accueil, leur gentillesse, leur cuisine excellente ! Merci enfin à l’association « Julley, Enfants du Ladakh » pour avoir soutenu notre projet auprès de la direction de la Lamdon Model School Sumoor !

 

                    Une photo de groupe avec les enfants et leurs enseignants avant le départ


Antoine pour Globe Note

samedi 6 juin 2009

Buddha's Birthday

Lever tôt ce dimanche, objectif départ 7h pour la vallée de la Nubra.
Mais c'est là que l'armée indienne rentre en jeu... Pour une raison inconnue, elle a décidé ce jour-là de bloquer l'accès à l'unique col menant vers la Nubra, et donc l'école qui nous attends de l'autre côté...

Heureusement, Globe Note a plus d'un tour dans son sac !
Trois heures et quelques coups de fil plus tard, nous voici dans les coulisses de la célébration donnée à Leh pour l'anniversaire de Bouddha. Environ 7000 personnes sont massées devant la scène, dont beaucoup de moines bouddhistes et d'importantes délégations de toutes les écoles de Leh (25 000 habitants). Artistes locaux (modernes et traditionnels) se succèdent, entre les interventions et discours de moines et lamas.


Après une intervention remarquée des deux percussionnistes auprès d'une star locale de chanson-rock-jazz-pop ladakhie (rencontrée dans les coulisses), Globe Note rentre sur scène... Comme pour tous les autres groupes, nous n'avons droit qu'à 3 morceaux seulement.

La suite, les mots me manquent pour la raconter. Un public très réactif et "sonore", une fanfare surmotivée et énergique, et une altitude de 3500m sont en tout cas les ingrédients de base d'une sortie de scène tremblotante et essoufflée plus que de coutume pour chacun de nous 10 !

Le lendemain, un moine nous accostait dans la rue : nous avons les félicitations de tout son monastère et en particulier de son chef spirituel, qui louait l'énergie et le plaisir visible et communicatif que nous exprimions sur scène la veille...

Globe Note, star des monastères bouddhistes ?
Et pourquoi pas !


Edouard

lundi 11 mai 2009

Et si on allait à Chang Mai ?

Tristes et la tete pleine de souvenirs de notre séjour auprès de l'association Sok Sabay, nous avons quitté Phnom Penh, direction notre prochaine destination : Chang Mai, seconde ville de la Thaïlande. Apres un voyage de 8 heures pour rejoindre Bangkok, une petite journée dans la capitale pour récupérer et une nuit en train couchette bien confortable mais trop climatisé (spécialité thaïe), nous sommes descendus à Chang Mai, pour de nouvelles aventures. Hélas, Globe Note est incomplet : Rémy a décidé de rester sur Bangkok pour se soigner et se reposer, une bronchite aux sinus.

Edouard étant parti en avance, il est venu nous accueillir avec son amie de classe préparatoire, Camille, ainsi que l'un de ses amis, Adrien. Ils nous emmènent dans leur résidence étudiante proche de l'université d'ingénierie de Chang Mai, où ils réalisent un stage de six mois. Au programme de ces quelques jours, repos, détente et musique !

Qu'à celà ne tienne ! Nous partons visiter un temple bouddhiste, après avoir dégusté de savoureuses brochettes de poulet. Dans ce temple, le visage d'une statue de Bouddha, éclairée à l'aide de combinaisons différentes de lumière, apparaît colérique et mince, joyeux et gros, apaisé ou accueillant.

Amusés, nous continuons notre journée, certains profitant d'un marché pour quelques emplettes, d'autres ne résistant pas à l'appel de la piscine de la résidence.

 

Deuxième journée : et si on louait des moyens de locomotion ? Meilleur rapport qualité/prix : le scooter ! Notre expérience d'Ayutthaya se renouvelle ici, le scooter étant pratique pour des déplacements courts et la circulation étant plus cool qu'à Bangkok.

Aussitôt nos casques de riders attachés, nous nous sommes dirigés, accompagnés d'un ami québecquois d'Adrien, Didier, vers une charmante petite rivière sans touristes ni bruit citadin. Détente et pique-nique aux saucisses relevées, riz gluant et crudités.

Nos riders Emmanuel et Rémi

 

Emmanuel après une dure matinée : il faut se reposer...

 

Le soir même, de retour sur Chang Mai, Adrien nous invite dans un bar jazz où tous les mardis il improvise au saxophone avec d'autres musiciens de haut niveau. Impressionnés, nous ne jouons pas ce soir-là (sauf votre rédacteur qui s'est rendu compte que jouer des congas ça fait mal aux mains), mais l'idée d'improviser trotte dans nos têtes: peut-être la prochaine fois...

Troisième jour : grasse matinée, piscine, détente avec nos hôtes... Ces derniers nous emmènent chez Didier et et son amie Katoun, où nous restons pour le repas simple et délicieux que Katoun a cuisiné en notre honneur. Notre séjour se déroule superbement, d'autant plus que ce soir-là, Adrien nous annonce qu'il nous a organisé un concert sur Paï, petit village de montagne à 4 heures de route. Problème, Rémy étant resté se reposer à Bangkok, nous n'avons pas de percussionniste !

Quatrième jour : nous partons pour Paï. Routes sinueuses de montagne, bus local rempli au-delà de la limite imposée par les sièges, tout va pour le mieux. Nous nous installons dans de petits bungalows de bambou, isolés de la ville.

 

Un bungalow à Paï

 

Et c'est en revenant dans le centre de Paï que nous apprenons que nous ne donnerons pas un, mais deux concerts dans la soirée. Le premier s'est déroulé dans une galerie d'art donnant sur la rue, le second dans le plus important bar musical de la ville, où lors d'une jam session de blues, plusieurs Globenoteux ont eu l'occasion de tester leurs gammes avec des musiciens locaux. Adrien a remplacé Rémy pour ces deux concerts, avec une adaptation rapide et efficace, toute à son honneur.

 

Mais qui sont ces musiciens ?

 

Cinquième jour : il est temps de rentrer. De Paï à Chang Maï, de Chang Mai à Bangkok, nous traversons la Thaïlande encore une fois. Nous laissons nos amis à leurs occupations, en les remerciant de leur chaleureux accueil. Ils ont été patients et adorables.

 

Merci encore Cam et Durian, amusez-vous bien à Chang Maï !

 

Thibault, envoyé spécial vacances pour Globe Note

samedi 11 avril 2009

Un set à Bangkok

Et un set pas comme les autres !

Pour changer de la très touristique "Khao San Road" au centre de Bangkok, notre fanfare s'est rendue deux dimanches de suite (les 14 et 21 mars) dans un quartier pauvre de Bangkok.

Nous avions été invités par les volontaires de l'association francaise "Point Coeur", implantée depuis plusieurs années dans un quartier défavorisé de Bangkok. Et c'est avec grand plaisir que nous avons pu jouer devant plusieurs dizaines d'enfants émerveillés par des instruments et une musique qui leur étaient inconnus jusqu'alors !

Pour nous le dépaysement était total, nous avons découvert un quartier totalement différent du "Bangkok touristique" que nous connaissions. Petites ruelles piétonnes, traversée de chemin de fer complètement improbable,c'est dans une véritable petite ville que nous avons déambulé sur des airs festifs façon "marching band" ! Pour finir, nous avons pu partager un repas avec les volontaires de Point Coeur, qui nous ont accordé une interview vidéo exclusive (bientôt sur notre blog) !

Encore des moments inoubliables pour nous tous !

Antoine pour Globe Note

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