Le blog du projet Globe Note

samedi 6 décembre 2008

Notre travail dans l'association Terr'Ativa

Qu’avons-nous fait à Terr’ativa pendant trois semaines ?


L’association Terr’Ativa travaille avec une petite trentaine d’enfants de Morro de Fuba divisés en deux groupes. Chaque groupe est présent deux fois par semaine dans l’association. Pour réaliser nos ateliers d’éveil musical, nous nous sommes donc divisés en deux équipes de cinq personnes :
  • La team manhana : Rémy, Rémi, Nicolas, Antoine et Matthieu
  • La team tarde : Edouard, Thibault, Emmanuel, Perceval et Quentin

La première équipe s’occupait d’un groupe d’enfants le lundi matin et le mercredi matin tandis que la deuxième équipe travaillait avec l'autre groupe le mardi après-midi et le jeudi après-midi. Nous avions pour objectif de leur faire apprendre une chanson en français sur laquelle ils pourraient jouer avec des percussions fabriquées pendant les ateliers. De plus nous voulions leur faire apprendre une chanson commune aux deux groupes en portugais.

Les séances d’éveil musical :

Groupe 2

Nous n’avons pas tous eu le même nombre de séances car le dernier jeudi (20 Novembre) était férié (journée de la « conscience nègre » au Brésil). Chaque équipe a réalisé la mise en place d’une chanson en français ainsi que la fabrication d’un instrumentarium. Tandis que la team manhana mettait en place « Elle descend de la montagne », l’autre team apprenait « Le lion est mort ce soir » aux enfants. Chaque team s’organisait de manière indépendante pour préparer les séances. Nous mettions en commun nos impressions et nos commentaires de fin de séance au cours de feedback, soigneusement préparés pendant l’heure et demi de transport qui nous séparait de Terr’Ativa.

Voici donc un petit résumé des cinq séances de la team tarde.

Résumé des séances :

Séance 1 : Premier contact avec les enfants : présentation des intervenants et des enfants. Premiers échanges en portugais avec l’aide de Fabio et Renata. Première confrontation à la barrière de la langue. Apprentissage du premier couplet de la chanson « Le lion est mort ce soir » en français avec la traduction en portugais et la prononciation en phonétique pour pouvoir lire le français. Jeu avec les instruments de l’instrumentarium pour apprendre à reconnaitre les sons.

Séance 2 : Répartition en petits groupes pour travailler le chant. Apprentissage du deuxième couplet du Lion sans trop insister car le premier couplet demande encore du travail. Fabrication d’instruments de musique : tambourins, guiros, claves, kazoo, maracas et bâtons de pluie.

Jeu 2

Séance 3 : Première utilisation des instruments de musique fabriqués. Apprentissage de phrases rythmiques écrites pour le Lion et de la structure de la chanson (introduction, couplet 1, pont, couplet 2, pont). Répartition des enfants en petits groupes pour former les pupitres.

Séance 4 : Jeux sur la chanson et jeux sur le rythme. Premier essai chanson et percussions en même temps. Jeu 1 Séance 5 : Travail sur la chanson tous ensemble et en petits groupes pour mettre en place la totalité de la chanson. Jeux avec les enfants (machine infernale ; 1, 2, 3 soleil musical).

La fabrication d’instruments :

Fabrication 2

Chaque équipe a consacré une partie d’une séance à fabriquer des instruments avec les enfants. Une des exigences de Terr’Ativa était que le travail effectué pendant les six séances puisse être repris et que les enfants aient un souvenir de la venue des dix musiciens français. La fabrication d’instruments nous a semblé être une bonne solution pour, à la fois leur faire créer quelque chose et pouvoir nouer des liens un peu plus profond avec les enfants. Pendant la fabrication nous guidions chacun un petit groupe d’enfants pour créer les instruments et nous avons pu avoir un contact plus privilégié avec les enfants. Nous leur avons donc fait fabriquer leur propre instrumentarium. Sa composition est proche de celui que nous transportons avec nous : guiros, claves, kazoo, maracas, bâtons de pluie et tambourins. Si vous voulez réaliser vous-même les instruments, des fiches techniques résumant la fabrication se trouvent à la fin de l’article.

Nos impressions sur notre première intervention :

Chaque séance a été l’occasion de découvrir de nouvelles choses. La première séance a été un choc pour tous. Passé l’appréhension de se déplacer dans un quartier si pauvre et non recommandé aux étrangers, nous avons pu découvrir une communauté au cœur énorme. Les enfants étaient à peu près aussi timides que nous au début mais ça ne les a pas empêchés de nous accepter assez rapidement, de nous prêter attention et jouer avec nous au cours de toutes les séances. Nous sommes tous très content de cette première expérience. Nous avons le sentiment que ces trois semaines se sont vraiment très bien passées. Cependant nous avons encore beaucoup à apprendre sur le travail avec les enfants.

Nous avons clairement été limités par la langue. Que cela soit pour encadrer les enfants, pour leur faire comprendre les jeux et les exercices ou encore tout simplement pour apprendre à mieux les connaitre. La langue a été un facteur limitant. Nous aurions pu plus échanger sur leur quotidien et leurs habitudes en maîtrisant la langue. Cela ne nous a pas empêché de créer des liens forts mais les conversations restaient simples voir trop simples. Malgré cet obstacle nous avons quand même pu changer leur quotidien pendant ces trois semaines et les marquer à vie.

Nous aurions pu aussi plus en dire sur nous avec une meilleure maîtrise du portugais et mieux expliquer ce que nous faisons en France. Le contact avec les gens de la favela aurait été aussi plus aisé et nous aurions osé plus que simplement se déplacer pour aller dans les locaux de Terr’Ativa. Nous avons tout de même pu en apprendre beaucoup sur la vie dans la favela et sur la vie de tous les jours dans cette communauté.

Les enfants nous ont fait partager un peu de leur culture en chantant en brésilien et en dansant devant nous. Cinq ou six séances seulement pour apprendre à connaître une dizaine d’enfants, leur faire apprendre une chanson dans une langue étrangère, leur enseigner quelques notions de rythme et tout cela dans une langue inconnue était tout de même un défi à relever. 

Le trop peu de temps avec les enfants s’est fait ressentir surtout pour le travail de détail. En effet les enfants n’ont pas progressé à la même vitesse et avec plus de temps nous aurions pu porter une plus grande attention aux difficultés de certains. Les différences de niveaux en musique n’ont pas pu être comblées en si peu de temps.

Notons tout de même que tout le monde a beaucoup progressé au cours de ces cinq séances: les enfants et nous-mêmes. Les enfants les plus timides et les plus introvertis se sont lâchés tandis que ceux plus à l’aise ont aidé les autres. Les plus âgés et les moins timides nous ont beaucoup aidé au cours des ateliers pour reformuler nos explications en « vrai » portugais. Nous avons réussi à faire chanter tout le monde, même ceux qui n’osaient pas élever la voix au début.

Les ateliers nous ont vraiment montré que nous pouvions apporter quelque chose de concret aux enfants : musique, confiance en soi, écoute des autres, concentration, connaissance du monde et d’autres cultures... Les enfants avaient plus confiance en eux et en nous à la fin. Nous arrivions mieux à capter leur attention même au cours d’exercices difficiles. Je pense que avons réussi à les faire voyager.

Groupe

Enfin cette expérience a été pour nous inoubliable. Le travail avec les enfants de la favela était dépaysant et nous espérons que nos prochaines rencontres seront aussi passionnantes. Encore un grand merci à Fabio et Renata de nous avoir soutenus au cours de ces trois semaines et d’avoir accepté notre intervention chez Terr’Ativa.

Découvrez nos Fiches techniques pour fabriquer les instruments

Remerciements

Un grand merci s’impose à toute l’équipe de Terr’Ativa pour votre accueil chaleureux. Nous ne pouvions rêver mieux comme première étape et comme premières rencontres pour notre tour du monde. L’appréhension due à notre première étape et à une mauvaise connaissance de la ville a disparu dès nos premières discussions. Merci aussi pour le temps que vous avez pu nous consacrer que cela soit dans la favela pour y faire nos premiers pas ou dans la ville pour y découvrir autre chose que les endroits à gringos. En trois semaines nous avons beaucoup appris et sans vous, notre vision de la culture brésilienne n’aurait pas autant évolué.

Beijos para voces. Beijos para todos

Quentin

vendredi 5 décembre 2008

C'est la fête dans les locaux de l'ONG Terr'Ativa

Samedi 22 novembre fût une journée de fête pour les enfants de Terr’Ativa, leurs parents, frères et sœurs, les membres de l’ONG ; et bien sûr l’association Globe Note. Le début des festivités a été annoncé pour 14h. Au programme, chansons, fanfare et goûter.

Fête Terr'Ativa 0

Les enfants ont joué avec les instruments que nous avions fabriqués avec eux et ils ont chanté. Le premier groupe, le groupe d’Emmanuel, Edouard, Quentin, Thibault, et moi, avec une interprétation de « Le lion est mort ce soir ». Le second groupe, le groupe de Rémy, Rémi, Antoine, Nicolas, et Matthieu, avec l’interprétation de « Elle descend de la montagne à cheval ». Les enfants ont tous joué le jeu et étaient enthousiasmés de présenter le travail effectué à leurs parents. Nous avons été vraiment contents, car beaucoup nous avaient dit ne pas vouloir jouer et chanter devant leurs parents, mais la fête et le fait que la majorité des enfants jouent le jeu, a motivé les autres. C'était vraiment super. Ce n'est pas tant le fait de faire chanter les enfants correctement, ou de leur faire tenir un rythme, qui importait, mais surtout le fait de passer du temps avec eux, de montrer que des personnes peuvent s'intéresser à eux.



Après la présentation des chansons, ce fût le moment de goûter. Des sandwichs faits par une maman, des crêpes que nous avions préparées la veille pour faire découvrir aux enfants une spécialité française (humm!!), un énorme gâteau à la carotte, nappé de chocolat, préparé par Fatima, et des salgados. Ce sont des pains fourrés avec de la viande, du fromage, ou des légumes. Nous avons pris l’habitude de nous nourrir de cette nourriture à Rio de Janeiro, le midi. Emmanuel, lui, en mangeait tout le temps. Il nous a promis d'en faire. Mais ça fait déjà quelques semaines... Si vous voulez des recettes, n'hésitez pas à envoyer un mail à Nicolas, qui, gourmand comme il est, a pris des recettes brésiliennes. Il se fera un plaisir de vous envoyer les recettes, voir de les mettre sur le blog, si les demandes dépassent toutes nos espérances.

Pendant le goûter, nous avons échangé avec les enfants. Il y a également eu des séances d’essai sur nos instruments. Ce moment partagé a été très amusant. Certains enfants chantaient dans les instruments, au lieu de souffler, d’autres mangeaient les embouchures au lieu de poser leurs lèvres dessus.

Fête Terr'Ativa 1

Nous avons joué à nouveau. L'excitation du goûter, les nombreux jeux, n'ont pas rendu les enfants très attentifs, mais ils ont dit préférer la Funky, sorte de musique techno typique du Brésil, à la fanfare. Ca ne les a pas empêché de jouer avec nous, avec les petits instruments de percussions. Certains ont lâché leurs instruments pour danser. Ce moment était particulièrement amusant, les enfants se sont lâchés, et nous nous sommes bien amusés.

Puis les enfants nous ont lu un texte, qu’ils avaient écrit à notre attention. Nous ne sommes pas prêts d’oublier ce moment touchant. Puis ce fût séances de photos, et des au revoir qui n’en finissaient plus. Nous avons fini la journée en interviewant les membres de l’association, Fabio, Renata, et Fatima. L’interview est en cours de traduction. Elle est très intéressante pour comprendre un peu la vie dans une favel. Mais mes 3 semaines de portugais ne me permettent pas de comprendre intégralement. La vidéo sous-titrée dans quelques jours avec le maximum de passages traduits!!!

Perceval, en direct de Porto Alegre

jeudi 27 novembre 2008

Sortie a Rio avec les enfants de l'association

Vendredi dernier (le 21 novembre, je crois... mais on perd un peu la notion du temps ici !), l'association Terr'Activa avait organise une sortie avec les enfants de l'association dans Rio de Janeiro, profitant de notre nombre pour encadrer les enfants dans la ville.

Oh, rien de bien exceptionnel a priori : il s'agissait simplement de prendre le bonde, petit tramway assez touristique et tout a fait pittoresque (pour ne pas dire dans un etat douteux) qui monte de Centro dans le quartier de Santa Teresa, souvent compare a Montmartre pour ses rues en pentes et ses petites maisons ex-bourgeoises (le quartier est un peu plus populaire maintenant). Un quartier qui nous a tous beaucoup plu !

Et pourtant l'excitation etait a son comble depuis le depart de la favela, vers 11h. Nous etions presque tous responsables d'un enfant : c'est a dire que nous devions marcher main dans la main avec eux des que nous etions dans un lieu pubic : a peu pres partout, en fait. Dans le bus, les enfants chantaient en boucle les chansons francaises que nous leur avions apprises (Le lion est mort ce soir et Elle descend de la montagne a cheval). Et une fois assis dans le Bonde, leur excitation transformee en cris, chants, jeux (le principal consistant a ebouriffer les cheveux des plus chevelus d'entre nous, en gros ceux qui n'avaient pas tout coupe avant le depart...) a meme fait fuire une touriste assise a cote...

Cette journee a ete vraiment tres appreciee de nous tous. Nous avons beaucoup aime le contact avec les enfants, et surtout celui/ceux dont on etait "ange gardien" pour la journee, et avons ressenti beaucoup de plaisir de la part des enfants a aller dans Rio d'une part, et a y aller avec nous d'autre part. Comme Renata et Fabio (nos deux contacts privilegies dans l'association) nous l'ont explique par la suite, le fait que des etrangers s'interessent a eux et seulement eux, visitent leur ville avec eux, connaissent leur prenom, etc. a ete quelque chose de fort pour eux. La plupart ne connaissait pas le nom de la capitale de leur pays (Brasilia, pour les incultes), et n'etaient jamais alles dans Rio, c'est dire si la France est exotique pour eux...

Dans les prochaines associations, nous proposerons avec plaisir une sortie du meme genre !


Dans un prochain episode, on vous racontera la fiesta finale du lendemain... fanfare, chanson, et gastronomie au programme !


Edouard

mercredi 26 novembre 2008

Terr’Ativa

Terr'Ativa

Après trois semaines d’intervention dans la structure de l’association Terr’Active, à Rio de Janeiro, nous aimerions lui consacrer un article.

En arrivant à Rio de Janeiro fin octobre, nous n’avions qu’une connaissance limitée de la réalité de la vie dans une favela. Après plusieurs discussions avec Renata, Fabio et Fatima, animateurs de Terr’Ativa, nous sommes maintenant conscients du quotidien des habitants d’une favela. Nous avons pu comprendre l’impact réel de l’ONG dans la favela de Moro do Fuba.

Moro do Fuba est l’une des favelas les plus pauvres de Rio de Janeiro. Beaucoup d’enfants participant aux activités proposées par Terr’Ativa souffrent de faim. Les enfants sont livrés à eux-mêmes toute la journée en dehors des heures d’école, et ne sortent jamais de la favela. Très peu connaissent le centre de Rio de Janeiro, ses plages et ses quartiers riches.

Les quartiers pauvres sont en quelque sorte abandonnés du gouvernement, qui n’a aucune autorité sur ces zones : les deux forces en présence sont la milice et les trafiquants de drogue, qui se livrent à une lutte très violente pour la suprématie. La milice est composée d’habitants de la favela et d’ex-policiers, qui, moyennant contribution financière de la favela, protègent les habitants du trafic de drogue. Derrière ses apparences paisibles, une favela vit dans la violence, la pauvreté et le désintérêt. Au final, une sorte sentiment d’exclusion sociale s’installe pour les habitants de ces quartiers pauvres, qui sont tout simplement écartés de la vie de la cité.

Terr’Ativa effectue une aide individualisée pour une trentaine d’enfants, pour d’une part favoriser leur réussite scolaire, mais aussi les encourager à s’ouvrir au monde qui les entoure, attiser leur curiosité. Tout cela pour briser redonner à ces enfants une vie active, intéressée, diversifiée.

Cette ONG est la seule à agir dans la favela de Moro do Fuba, avec des faibles moyens. A l’avenir, ses responsables espèrent pouvoir accueillir plus d’enfants, mais aussi dispenser des cours pour les adultes.

Antoine

vendredi 21 novembre 2008

Impressions sur Rio

Voila maintenant trois semaines que nous sommes partis à la découverte du monde et le temps du premier bilan est venu !

Trois semaines de découvertes et de rencontres que je vais essayer de résumer ici. Essayer car il est difficile de résumer avec des mots ce que nous avons vécu ici à Rio.

            La première rencontre fut avec  Rio de Janeiro. Après une première traversée furtive de l’aéroport à notre appartement, nous avons peu à peu appris à appréhender la ville.
Nous logions dans le quartier de Leblon et nous n’en sommes peu ou pas sortis les premiers jours. Surement pour nous laisser le temps de prendre nos marques, de réaliser où nous étions arrivés…puis nous nous sonnes rattrapés par la suite.

L’urbanisme à Rio est très particulier. De nombreux quartiers tous différents les uns des autres se juxtaposent. Leblon est situé à coté d’Ipanema et de Copacabana. Ces trois quartiers se ressemblent fortement et ils font partie des plus riches de Rio de Janeiro. C’est sur la plage d’Ipanema que nous avions pris l’habitude de jouer. En effet, les voitures sont bannies de l’endroit le weekend et nous pouvions jouer en toute tranquillité à deux pas de la l’océan en compagnie d’un public toujours chaleureux.

Après avoir fait le tour de ces trois quartiers qui ne sont pas forcément les plus intéressants, la troupe Globe Note est partie à l’assaut du reste de la ville et en fanfare s’il vous plait !
Comme un gros champignon sorti de nulle part apparait au cœur de Rio le quartier de Centro qui présente de l’intérêt uniquement la semaine. Les hommes d’affaires et les passants s’y succèdent par milliers dans les rues : Une véritable fourmilière où l’on peut tout trouver une guitare pour Thibault, du matériel de bricolage pour fabriquer des petits instruments avec les enfants de la favela, des salgados (nourriture locale grasse et peu diététique) ! Juste à coté de Centro se situent Lapa et Santa Teresa. C’est au pied des arches de la Lapa que se retrouvent tous les soirs de nombreux cariocas pour faire la fête. De ces arches part l’unique tramway de Rio (qui est devenu une attraction touristique) pour traverser Santa Teresa. C’est peut être l’endroit que j’ai le plus apprécié de Rio. Un quartier paisible où il fait bon se balader et flâner. Luiz le pianiste que nous avons rencontré ici à Rio comparait Santa Teresa à Montmartre et il y a du vrai !

Je pourrais écrire encore longtemps sur la ville, sur Botafogo, Barra di Tijuca, le marché du Nordeste, le pain de sucre, les écoles de Samba, les Churascarria mais venez plutôt voir par vous-même, la ville vaut le détour ! Des paysages uniques où se mêlent mer et montagne.


            La deuxième rencontre fut d’un tout autre genre : avec la favela, ses habitants, ses enfants et surtout avec l’association Terr’Ativa. Dès le vendredi de notre arrivée nous avons rencontré Renata et Fabio les responsables de l’association. Puis la confrontation avec la réalité de la favela est venue
très vite. Nous étions tendus lors des premières séances, puis le trajet nous est devenu familier et les habitants se sont habitués à notre présence. Au final, nous avons été intégrés assez rapidement à l’association et avons réussi à créer une relation de confiance et de complicité avec les enfants. Il nous aura surement manqué d’un peu de temps pour pourvoir faire connaissance avec les habitants de la favela.

L’environnement dans la favela est très particulier. Tout est plus calme que dans Rio. Les gens flânent dans les rues non goudronnées. La pauvreté est palpable…Les favelas semblent  être un endroit à part du reste de Rio mais elles sont loin d’êtres marginales. Réparties dans toute la ville elles rendent aux paysages de Rio de Janeiro un caractère bien particulier.

 

La dernière rencontre fut avec les Cariocas ! C’est lors de nos sets dans la rue que nous avons pu partager et rencontrer de nombreux habitants de Rio. Les Cariocas sont très chaleureux. Ils forment un métissage unique où chacun trouve sa place. Ils n’hésitaient pas à venir nous parler, nous demander pourquoi nous étions la, nous proposer des nouveaux plans pour jouer ou même pour nous inviter a manger une feijoada (plat local). La plus belle rencontre fut surement celle avec l’Orquestra Voadora au sujet de laquelle un billet a déjà été posté.

Après une fête finale à la favela de Fuba, nous partons ce dimanche pour Ilha Grande.

Emmanuel pour le journal des Globe trotteux !

           

 

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